Mandat de rédaction

 

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Lorsque l’on m’a demandé pour la première fois de rédiger un article pour le blogue d’une entreprise, j’en étais alors à mes débuts et je ne savais pas encore à quel point mes diverses formations, soit en traduction, en commercialisation de la mode, en communication et en marketing me seraient utiles. À ce moment-là, je croyais que seul mon don d’écriture mènerait la tâche à bien. Eh bien non, j’ai appris très vite que je devais établir un ton rédactionnel et atteindre la clientèle visée.

Écrire, point.

J’ai commencé par ÉCRIRE. Oui… écrire! Quelle erreur… Je me suis vite mise à tourner en rond puisque, bien que je connaissais très bien l’entreprise et ses dirigeants, leurs diverses implications et champs d’activité, je n’avais pas établi LE TON et, de ce fait, de quelle manière l’entreprise désirait dorénavant se positionner au niveau communicationnel face à ses clients et clients potentiels.

La portée

Retroussant mes manches, j’ai pris la tâche plus au sérieux. Cela dit, j’étais évidemment déjà hyper sérieuse et rigoureuse, c’était là un de mes premiers contrats, MAIS… je n’avais pas bien évalué l’ampleur de la portée et de l’importance de mes écrits pour cette entreprise.

La ligne éditoriale, donc devait être bien ciblée, bien garnie de termes propres au secteur de l’entreprise, elle devait contenir de l’information assez vulgarisée pour l’auditoire sans pour autant que les lecteurs aient l’impression de lire le compte-rendu de la journée à la garderie de leur enfant (!). Cette ligne directrice, en plus de tout ça, devait être empreinte de ce que souhaitait dégager l’entreprise. Souhaitait-elle être informelle dans ses écrits afin de se rapprocher de son public? L’entreprise voulait-elle dégager du professionnalisme en parlant de ses nombreux succès ou de ses nombreuses réalisations? … Tant de questions auxquelles je devais penser afin d’orienter mon texte.

Comprendre

Avec le temps et une gymnastique rigoureuse tant d’écriture que de lecture, j’ai compris que je devais être non seulement extrêmement à l’écoute, mais que « prendre la voix » de quelqu’un ou d’une entreprise demandait énormément de concentration, d’analyse et de compréhension.

Les individus et les PME, autant que les grosses boites qui confient leurs mandats de rédaction Web, la rédaction de leurs articles de blogue ou de tout autre écrit lié à leur entreprise ou leur profession font confiance… Et cette confiance doit être honorée par une grande exactitude empreinte d’une toute aussi grande humanité. Quel qu’ait été mon parcours, je dois, au quotidien, m’impliquer corps et âme et avec tout mon bagage de vie à livrer des écrits de grande qualité.

Livrer

Petit aparté (à distinguer de apartheid) : soyez humble. Beaucoup de gens savent écrire, moins de gens savent très bien écrire et encore moins savent écouter. Travailler dans le respect de l’opinion du client, de sa vision et de sa façon de concevoir son entreprise ou son travail est primordial. User de tact, de diplomatie, mènera vos écrits vers un niveau d’autant plus supérieur puisqu’ils auront été réalisés en toute collaboration avec son auteur et son idéateur.

Sur ce, bonne écriture 😉

 

 

Écrire en s’adaptant.

Lorsque je décroche un contrat, de rédaction ou de traduction, une des premières étapes constitue à savoir à qui s’adresse le message ou la traduction en langue d’arrivée (« texte d’arrivée » ou « TA », que la traductrice dira, par opposition à « texte source »). Il est crucial d’écrire en s’adaptant, pas l’un après l’autre, mais bien l’un et l’autre à la fois, de telle sorte que le résultat soit parfaitement compris par les cibles.

La qualité de notre communication est déterminée non pas par la manière dont nous disons les choses, mais par la manière dont elles sont comprises. – Andrew Grove

Et ce principe, on le rencontre tous les jours, lorsqu’on doit parler/transiger avec des gens de culture différente, qu’on voyage, qu’on visite des sites web ayant été créés ailleurs, qu’on désire faire des achats… et qu’on finit avec une robe beaucoup trop petite…Bon, enfin, je m’éloigne du sujet, mais on reconnait que tout le principe communicationnel, même au quotidien, s’appuie sur des bases étroitement liées à l’adaptation. Adaptation qui mène, on l’aura compris, à la compréhension du message.

En traduction, ce principe d’adaptation porte un nom, il s’agit de la localisation. Certains en font même une spécialisation. Les applications sont extrêmement variées. Des jeux vidéos au marketing des produits alimentaires. Les erreurs engendrées par le manque de souci à cet égard sont également nombreuses et, ma foi, très drôles (les affaires de traductions erronées, blame it on the déformation professionnelle, ça me fait ben ben rire).

Alors de grâce, si vous devez importer un produit, offrir vos services outre-mer ou juste outre-frontière, que vous désirez faire affaire avec des gens qui parlent une autre langue et dont les mœurs divergent des vôtres, faites vos devoirs! D’abord, ayez une solide connaissance de vos cibles. Ensuite, faites appel aux services d’un individu qui sait jongler avec la langue et les expressions idiomatiques mieux que le gars du cirque avec ses quilles en feu. Les traducteurs sont là pour ça; pour rendre parfaitement votre message. Les rédacteurs sont là aussi; ils ont la capacité de choisir minutieusement les mots, les plus révélateurs, les plus vendeurs et, par dessus tout, les plus adaptés. Visez juste!

« La culture, c’est comme la confiture : moins t’en as, plus tu l’étends… »

OK, OK, OK, un peu d’humeur en ce beau Jeudredi 13.

Le jour où j’ai réalisé que parler beaucoup, offrir une tempête de mots (le plus souvent vides de sens) ou placer le plus d’idées possible dans une même phrase ne servaient à rien, j’ai également appris à quel point réfléchir à ses idées ou à ses opinions (ce qu’on appelle aussi « tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de parler »), de manière à les communiquer avec les mots justes, était PUISSANT.

« La culture, c’est comme la confiture : moins t’en as, plus tu l’étends… ». Lorsque l’on n’a rien à dire, c’est assez fréquent d’opter pour une multitude de grandes phrases ou de mots issus du jargon entrepreneurial, par exemple. Résultat: personne n’y comprendra rien et vous perdrez de la crédibilité.

Par contre, si vous avez de bonnes idées, une entreprise géniale, un produit révolutionnaire, ou toute autre chose à communiquer au monde entier, sachez que LESS IS MORE, et que le meilleur moyen sera toujours de viser juste et d’opter pour une stratégie sans trop de dentelle.

OK, là, c’est le moment où vous comprenez le but de mon texte.

En rédaction web, c’est pareil.

Le contenu, pour être bien lu et bien compris ET de manière rapide par les lecteurs, doit être hiérarchisé. Il doit également être placé en phrases assez courtes et constituées de mots clairs. Les idées doivent être séparées en petits paragraphes et de façon à ce que l’on puisse éviter toute lourdeur.

Les éléments à retenir et qui devraient caractériser votre contenu sont les suivants :

  • Pertinence
  • Identification facile par les moteurs de recherche
  • Mise à jour
  • Organisation

Par ailleurs, les gens ne lisent pas vraiment le contenu web, ils le scannent. Les titres doivent donc être choisis avec soin si l’on veut que tout effort esthétique (design, applications, etc.) soit récompensé.

En définitive, laissez tomber le flafla et optez pour un site version « droit-au-but »!