Rédaction d’offre de service, de CV ou de lettre de présentation : 10 erreurs à éviter

Rédaction d’offre de service, de CV ou de lettre de présentation : 10 erreurs à éviter

Le beau temps revient, vous avez besoin de renouveau, d’un nouveau boulot? C’est la saison des soumissions ou celle des remises en question? Vous apercevez de belles offres mais à l’idée de refaire votre CV, d’avoir à peaufiner la lettre qui vous servira à vous vendre sans vous vanter, vous vous découragez? Eh bien, voici tout de même quelques erreurs fréquentes à éviter!

  1. À qui de droit

J’en ai déjà fait le titre d’un article, mais il est toujours bon de se le remémorer. On n’écrit plus « à qui de droit » comme formule de politesse en guise d’amorce dans une lettre de présentation. On doit plutôt opter pour « Madame, monsieur » ou encore pour l’un ou l’autre de ces derniers si vous connaissez le genre de la personne à qui vous vous adressez.

  1. Offre de service et appel d’offres

Ces deux-là donnent du fil à retordre même à ceux qui les utilisent fréquemment. Offre de service, quoi que l’on puisse offrir, me direz-vous, plusieurs services, ne prend pas la marque du pluriel au mot « service ». Pour ce qui est d’appel d’offres, eh bien fort est de croire que l’on recevra plusieurs offres, alors on y appose la marque du pluriel. Je vous le concède, le français est « logique-pas-logique ».

  1. Homme d’affaires, chiffre d’affaires, personnalité d’affaires, faire affaire avec, avoir affaire à, avoir à faire et être dans les affaires ou faire des affaires (OUPELAYE!)

Ceux-là, arrêtez de trop réfléchir et apprenez-les donc par cœur, parole de réviseure. Quant à heures d’affaires et places d’affaires, il s’agit d’anglicismes auxquels on préfèrera « heures de bureau / d’ouverture » et « établissement, bureau, succursale, commerce, etc. ». Par ailleurs, on ne dira pas « faire affaire au Québec », par exemple, mais plutôt « faire des affaires au Québec ».

  1. CV en attachement :c’est non. Fichier joint, pièce jointe, ou autres, mais pas « attachement ».
  2. Je vous saurais gré (verbe « savoir ») et non serais gré, serai gré, etc.
  3. Parmi : jamais de « s », hormis : toujours un « s ». Catégorie des par cœur.
  4. « je les aimes … pour les comprendres / les faires / les dires » … le verbe est à l’infinitif, pas d’accord ici!
  5. Travail, appel / travaille, appelle : les premiers sont des noms, les seconds des verbes; une erreur très très fréquente!
  6. Une lettre est écrite « à l’attention de » et non à « l’intention de ».
  7. Pour finir : opportunité, qui semble en dérouter plus d’un. Pour illustrer mon propos, voici quelques exemples fautifs :
  • J’ai eu l’opportunité de lui en parler hier
  • Je lui ai donné l’opportunité de s’excuser
  • Je crois qu’il existe de belles opportunités d’avancement

Voici maintenant les termes corrects à employer :

  • J’ai eu la chance de lui en parler hier
  • Je lui ai donné la possibilité de s’excuser
  • Je crois qu’il existe de bonnes perspectives d’avancement

En fait, opportunité, en français, exprime ce qui est opportun ou ce qui convient, comme dans l’exemple : Julie insiste sur l’opportunité de son retour au travail.

 

Ces exemples vous sont-ils familiers? Saurez-vous mieux les utiliser? J’espère… bon été!

 

 

 

 

Les 13 points essentiels d’une description LinkedIn

LinkedIn est une plateforme sociale hautement efficace pour les professionnels. Pour y tisser des liens, vous faire connaître par des entrepreneurs ou travailleurs dont les compétences sont complémentaires aux vôtres, pour échanger dans certains groupes et y puiser de l’information utile, entre autres.

Cependant, il faut investir du temps dans le contenu que vos cibles y trouveront. La première étape? Votre description (ou summary, en anglais).

Voici les questions ou les 13 points essentiels d’une description LinkedIn :

  1. Est-ce que la phrase d’amorce est assez accrocheuse pour que le lecteur veuille poursuivre sa lecture?
  2. La description est-elle authentique et est-elle le reflet de qui vous êtes réellement?
  3. Vous différencie-t-elle de vos pairs et/ou de vos compétiteurs?
  4. Est-elle pertinente et répond-t-elle aux besoins des individus que vous tentez d’atteindre (influenceurs et décideurs)?
  5. Est-ce convaincant? La description fournit-elle des faits intéressants qui fassent en sorte que le lecteur veuille vous rencontrer ou en connaître davantage à votre sujet?
  6. Contient-elle au moins 10 % d’informations personnelles telles que vos intérêts, vos passions, vos réalisations personnelles ou intérêts philanthropiques, votre opinion ou votre vécu?
  7. Fait-elle mention de ce en quoi consiste votre valeur ajoutée en mentionnant le résultat direct de vos actions?
  8. Le style d’écriture ainsi que le contenu sont-ils adaptés à votre personnalité?
  9. La structure des paragraphes est-elle suffisamment aérée? Trouve-t-on des phrases d’amorce accrocheuses au début de chaque paragraphe?
  10. Y trouve-t-on des témoignages à votre sujet, comme par exemple : « on dit de moi que… » ou encore « l’Association X m’a nommé(e) XYZ de l’année… »?
  11. La qualité de la langue est-elle impeccable?
  12. La description inclut-elle les mots clés liés à ce pour quoi vous souhaitez être cherché(e)/trouvé(e) sur les moteurs de recherche?
  13. Réussissez-vous à susciter l’intérêt des lecteurs ou à les inciter à prendre rendez-vous ou communiquer avec vous?

Lorsque vous avez répondu à toutes ces questions par l’affirmative…ou du moins en majeure partie :

Demandez à des collègues, mentor(s) ou amis de valider ces éléments :

  • Est-ce une bonne représentation de qui vous êtes et de votre valeur ajoutée en tant que professionnel(le)?
  • Cela fait-il en sorte que vous voulez en connaître davantage à mon sujet?
  • Quel(s) changement(s) effectueriez-vous afin d’améliorer cette description?

Une fois que vous aurez obtenu leurs commentaires et analysé leur rétroaction, modifiez le contenu de votre description et ajoutez-la à votre profil LinkedIn!

Cet article vous a-t-il aidé? J’attends vos commentaires!

 

La collaboration comme mode de production et comme générateur d’émotions

La collaboration comme mode de production et comme générateur d’émotions

 

On a tous déjà entendu un gagnant ou un participant d’une télé-réalité clamer haut et fort à quel point on ne pouvait comprendre, nous le public, les liens qui l’unissaient aux autres participants.

On les a entendus dire que des sentiments forts et très spéciaux les liaient et qu’ils se considéraient maintenant comme des BFF, amis pour la vie, âmes sœurs ou je-ne-sais-quoi.

Alors même qu’on ne comprenait pas du tout pourquoi tous et chacun « pleuraient leur vie » quand un candidat était exclu, on se rappelle s’être dit : bon, peut-être qu’il y a quelque chose que je ne comprends pas là-dedans, peut-être qu’ils ont vécu quelque chose d’authentique après tout. Mais ça, on se le disait toujours en étant un peu sceptique tout de même.

J’ai vécu quelque chose de similaire les derniers mois, ce qui m’a amené à établir un certain parallèle entre ma situation et celle de « cutie » d’OD et à vouloir parler de la collaboration comme mode de production et comme générateur d’émotions.

La collaboration

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C’est plutôt vaste, plutôt vague. La collaboration, c’est aussi l’entraide, viser le même objectif, l’amalgame des forces de chacun, être la pièce manquante du casse-tête de l’autre, l’apothéose des genres mêlés.  C’est un peu ça que vivent nos chers du 7 jours. Ils vivent une expérience unique dans laquelle ils visent un but commun en vase clos. Vase clos exclu, la collaboration professionnelle amène ce genre de symbiose le temps d’un projet commun. On s’attache à l’expertise de nos collaborateurs, on vit le même stress, on en fait un but ultime à atteindre en groupe, à deux ou à plusieurs. La collaboration fait ressortir l’esprit d’équipe, la communication aussi… et tisse des liens insoupçonnés.

L’équipe

Travailler en équipe à l’élaboration, la conception et à la réalisation d’un objectif qu’on partage amène son lot de « choses ». Par choses, j’entends que ce n’est pas toujours rose. On a à se faire à l’idée que nos opinions ne seront pas les seules à être entendues ou retenues et que l’on devra faire des concessions. À travers le processus de travail en collaboration, naît souvent une étroite communication. On apprend à connaître les gens en profondeur, autant professionnellement que personnellement. On apprend à cerner leur audace et de quoi ils sont réellement faits. On partage des échéanciers serrés et des attentes démesurées. On fait face aux échecs tout comme aux réussites, ensemble! Ça, ça tisse des liens.

Les émotions

On est humains. Pour la plupart… Non, sans divaguer, nous sommes tous dans le même bateau, dans une chaloupe qui vogue sur une mer de sentiments qui fait en sorte que même si notre expertise, dans un cadre collaboratif, est mise en avant-plan, on se sent comme si, comme ça. C’est d’ailleurs de là que foisonne les meilleures idées. En plus de chérir un but commun, on a des « feelings », des intuitions que l’on partage et qui, encore une fois, tissent des liens. Si je reviens à mon parallèle entre les télé-réalités et la collaboration, j’ai remarqué qu’on tisse, encore et toujours, des liens très forts.

Être prêt à collaborer

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Si votre vie professionnelle vous amène à collaborer parce que votre vie personnelle ne vous a pas amené à participer à Vol 920 ou simplement parce que vous considérez que vous êtes bons dans ce que vous faites et que d’autres sont bons dans ce qu’ils font, soyez prêts à collaborer. La collaboration est bonne et, en plus de faire naître fort probablement de nouvelles amitiés qui seront certes basées sur des éléments très forts et constructifs tels que l’entraide et la communication, elle est gratifiante. Gratifiante parce qu’en plus de travailler, vous ferez travailler. À l’ère de l’individualisme et de la peur de se faire complètement engloutir par les gros de ce monde, créez des équipes de travail, des groupes forts. Créez des opportunités et vous n’en serez que gagnant.

Longue vie à la collaboration…et moins aux télé-réalités…. Quoi que…

La rédaction professionnelle en 5 étapes

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La rédaction professionnelle n’implique pas qu’écrire; elle implique plusieurs étapes importantes qui feront de vous, en quelque sorte, des gestionnaires de projets de rédaction.

1. Comprendre le client

Les clients, autant qu’ils sont, ont des champs d’expertise, des façons de concevoir les affaires, des orientations diverses. Il n’en tient qu’à vous d’être attentif. Beaucoup d’écoute, de discernement et de compréhension seront requis. La première étape étant la rencontre avec le client, vous aurez à être de fins journalistes afin de dresser, d’abord, une liste de choses à demander… puis de fins psychologues afin de comprendre ce qu’il en est réellement.

2. Poser les bonnes questions

Tel que vu au dernier point, vous aurez à poser les « bonnes » questions. Mais quelles sont ces fameuses questions. Plusieurs de vos clients vous amèneront l’information sur un plateau d’argent. Plusieurs autres seront plus ou moins mal orientés et ce sera à vous de déterminer leurs besoins. Parmi les questions à prendre en considération:

  • Pourquoi VOUS choisir en tant qu’entreprise?
  • Quels sont les services sur lesquels vous voulez mettre l’emphase?
  • Quels sont les 3 ou 4 termes qui vous définissent en tant qu’entreprise ou en tant que professionnel?
  • Quels clients souhaitez-vous attirer, quels sont leurs habitudes de consommation et qu’aiment-ils?
  • Quelles approches de vente ou de persuasion vous ont déjà convaincu d’acheter ou d’opter pour un service (puisque vos clients, ceux-là même qui désirent vendre, sont également des acheteurs!)

 

3. La recherche

Comme je le mentionnais préalablement, la rédaction n’implique pas que la rédaction en elle-même; elle implique TRÈS souvent de la recherche. Vous aurez donc, selon les cas, à faire des recherches qui toucheront:

  • les compétiteurs et leurs pratiques
  • les tendances actuelles
  • le domaine d’expertise du client
  • le contexte socio-économique
  • l’historique de l’entreprise visée
  • toute autre information pertinente à votre rédaction future

 

4. Écrire

Cette partie sera plus ou moins facile selon votre rapidité d’écriture, votre concentration, les informations fournies ou trouvées et votre humeur (oui oui… le « timing » est ultra important en rédaction… il faut savoir que quiconque n’est pas toujours dans sa forme optimale pour écrire… sachez laisser venir le momentum et votre moment d’apothéose rédactionnel!)

5. Soyez attentif à la rétroaction

Selon l’aptitude à la communication « avec tact » ou non de votre client, sachez recevoir la rétroaction sous un bon angle, un angle positif, dans une optique d’apprentissage et, surtout, percevez-la comme étant formatrice en tout temps! La rétroaction sera votre deuxième vrai lien avec votre client. Encouragez le fait que votre client vous dicte les bons et moins bons points de votre rédaction. Nul besoin de payer des formations coûteuses en marketing, vos clients sont là pour ça! Ils vous donneront l’heure juste quant au travail accompli… alors, écoutez-les! Vous ferez peut-être 15 versions, mais la dernière sera exactement celle à laquelle ils rêvaient et vous deviendrez leur héros! Le sentiment de réussite et d’accomplissement sera à son apogée et vous trouverez là toute la motivation nécessaire pour (recommencer toutes ces étapes et…) trouver d’autres clients dont vous pourrez combler les besoins!

La rédaction en elle-même ne constitue que 10% du travail en soi… Soyez prêt à tout le reste!

 

Comment et pourquoi noter ses idées

Comment et pourquoi noter ses idées

 

D’abord, lorsque l’on exerce un boulot plus ou moins créatif, dans le cadre duquel nos idées valent leur pesant d’or, il faut être apte à attraper les vagues d’inspiration lorsqu’elles surviennent. C’est la raison pour laquelle il faut savoir comment noter ses idées.

1. Le momentum & le calepin

Lorsque l’on a perdu quelque chose, un mot ou un objet par exemple, on ne le retrouvera souvent qu’au moment où on ne le cherche plus. Les idées fonctionnent un peu de la même manière puisqu’elles arrivent, en grand nombre, plus souvent qu’autrement lors de moments inopportuns. La nuit est un genre d’exemple de moment inopportun. Il faut donc penser à télécharger une application sympa de bloc-note à même son téléphone ou encore y aller pour le vrai de vrai bloc-note, qu’on gardera près de soi, et ce, pas mal en tout temps!

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Color Note est un bon exemple de bloc-note virtuel, simple à utiliser et coloré!

2. Noter TOUT

On croit souvent à tort que lorsque l’on relira nos notes, tout semblera limpide. Erreur. Ce n’est pas parce que tout semblait clair au moment d’y penser que l’on sera apte à se remémorer tout dans les moindres détails. Parfois même un dessin, une remarque sur l’ambiance, un « feeling » du moment, servira à capter à nouveau l’essence de notre idée.

3. Les cartes conceptuelles ou « mindmapping »

Si vous avez un trop-plein d’idées, mais que vous n’êtes pas celui ou celle qui conceptualisera ou rédigera éventuellement le projet, le texte, la publication etc., je suggère fortement les logiciels de cartes conceptuelles. Ces derniers permettent d’entrer vos idées sous forme de bulles, liées les unes aux autres selon les liens que vous-mêmes établissez entre elles. Par la suite, il sera aisé pour une tierce personne de se situer dans vos idées, comme si elle ou il était directement dans votre tête.

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Il en existe une tonne, mais Xmind est gratuit et hyper facile à utiliser!

En définitive, quel que soit votre processus créateur, les idées qui fourmillent dans votre esprit, prenez le temps de les noter. Qui sait où elles pourront un jour vous mener…

Question de ponctuation

Lorsqu’il est question de ponctuation…Certains l’oublient, comme d’autres oublient leur clignotant à une intersection. Dans un cas comme dans l’autre, ça sème le DOUTE.

Pourquoi donc ponctuer un texte?

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D’abord, la ponctuation a deux fonctions

1. Une fonction grammaticale

Prenons ces deux phrases…

  • Les bénévoles qui étaient fatigués s’en allèrent se reposer.
  • Les bénévoles, qui étaient fatigués, s’en allèrent se reposer.

La première phrase sous-entend que seuls les bénévoles fatigués s’en allèrent se reposer; alors que dans la seconde, tous les bénévoles, parce qu’ils était fatigués, s’en allèrent se reposer.

Ici, seule la ponctuation joue un rôle dans l’interprétation du sens de la phrase.

2. Une fonction stylistique

Ici encore, prenons ces 3 énoncés…

  • Eh bien, qu’en pensez-vous? (ton neutre)
  • Eh bien? (ton légèrement impatient.. dans le sens de « tu viens? »)
  • Eh bien… (ton étonné ou perplexe) * à main levée, qui ici a pensé à un évènement en particulier de sa vie où il s’est dit « eh ben… »?

Ici aussi, seule la ponctuation peut signifier l’intonation voulue.

Maintenant qu’on a compris pourquoi il s’avère (comme, très…) important de ponctuer nos phrases, de manière assez simplette certes, mais certainement équivoque… j’ai dressé une liste de trucs dont vous devez vous rappeler lorsque vous rédigez.

  • Nos amis ‘ ‘ et ‘ ‘ sont ANGLO; on ne peut en aucun temps les retrouver dans un texte en français. On doit obligatoirement utiliser « et ».
  • Il y a TOUJOURS une (pas « un », non non non…) espace devant les deux-points (:), le signe de dollar ($) et le signe de pourcentage (%)
  • L’esperluette ou « perluète » n’est pas non plus un superbe animal exotique… il s’utilise en tant que et commercial dans une raison sociale comme, par exemple, dans le nom de la fancy boutique Allard & Côté Inc.
  • Puisqu’on en parle, « Inc. » …, tout est dit.
  • Vous avez le droit de soulever votre doute (pas celui lié à un conducteur qui n’utilise pas son clignotant) en entourant votre point d’interrogation de parenthèses en fin de phrase, comme dans : Eh ben…(?).
  • Les guillemets sont pluridisciplinaires. Puisqu’il existe toujours des gens qui écrivent sur du papier et pour qui la fonction italique n’est pas vraiment à portée de main… l’utilisation des guillemets pour des mots employés ironiquement, des mots du langage populaire ou encore pour une mise en relief est tout à fait OK.
  • Dans le casse-tête éternel « point-virgule ou pas-point-virgule », je vous dis LÂCHEZ-VOUS LOUSSE! Non, sans blague, si vous pouvez remplacer un point-virgule pas un point tout court et que la phrase fonctionne encore, BINGO, c’est dans la poche. Le deux-points, lui, s’accapare le reste des options disponibles.
  • Dans les nombres en français, on sépare les décimales des nombres complets par des virrrrrgules. Pour ce qui est de l’anglais, c’est le point. Par ailleurs, dans les très longs nombres, les anglophones utiliseront des virgules pour séparer les milliers des centaines, par exemple, tandis qu’en français on n’utilisera que les espaces.

Le temps file, vos yeux chauffent, c’est l’heure de clore ce petit article sur la ponctuation.

Dans le doute (est-ce que c’est un article sur le doute que je viens d’écrire coudonc?), consultez votre dictionnaire… et pour les plus IN, il y a toujours la Banque de dépannage linguistique qui est carrément une mine d’or (en BARRE, et non en bord...) pour toutes ces petites questions subtiles de la langue!

 

 

 

 

 

 

Petits pièges pour grands traducteurs

La traduction est un art en soi. Le transfert d’un propos d’une langue à une autre requiert d’innombrables mécanismes tout aussi subtils qu’essentiels. Aussi, la traduction exige que l’on utilise une multitude de techniques qui visent toutes l’exactitude du rendu.  Parmi ces techniques, on retrouve le report, la remémoration, la création discursive, les correspondances et les équivalences, le dégagement du sens par les signes linguistiques et les compléments cognitifs, la modulation, etc. Autrement, il s’agit d’user de finesse et de savoir-faire. Un manque de l’un ou de l’autre ou un manque de connaissances quant aux techniques mentionnées tout à l’heure peut entraîner quelques embûches en cours de route. Survolons donc les petits pièges (tannants) pour grands traducteurs ainsi que la traduction, dans son ensemble.

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La traduction

Pour commencer, faisons un tri.

La traduction… S’initier à traduire c’est d’abord apprendre à lire un texte original avec les yeux d’un traducteur. Toute une gymnastique. Le traducteur repère les difficultés d’interprétation et de reformulation que le texte pose, de manière à pouvoir rechercher et établir des équivalences fonctionnelles. Il doit creuser des banques terminologiques, s’imposer une méthode de travail rigoureuse, réviser, réviser, réviser, relire…, il doit comprendre et créer à la fois. Son boulot ne se limite pas au transfert d’un texte d’une langue à une autre. Il doit transmettre le ton, le fond, la forme, le niveau de langue, … il doit mettre au monde une seconde œuvre qui puisse sembler originale, elle aussi.

La traduction a une super BFF, la localisation. La localisation, est une spécialisation très pointue de la traduction qui consiste à adapter le contenu à un auditoire dont les mœurs et les règles, la culture et l’origine, les habitudes et les croyances, sont toutes autres. L’effort de communication doit être précis et bien documenté, sans quoi, on peut réellement se retrouver dans le pétrin. L’exemple qui me vient concerne les jeux vidéo. L’utilisation des formules de politesse ou autres et tout ce qui concerne les équivalence est TRÈS VASTE, mais si les concepteurs ne veulent pas être inondés de plaintes, ils se doivent d’adapter le contenu à l’auditoire visé.

Une autre partenaire de choix de la traduction est l’adaptation. La ligne est ultra mince entre elles; les deux sont d’ailleurs hautement compatibles. Elles consistent toutes deux en un acte de communication original (original, oui, parce que l’on crée pour un système linguistique et culturel distinct dans les deux cas) et supposent aussi toutes deux une interprétation. L’adaptation peut, en fait, être vue comme une forme de traduction. Par exemple, comme je le mentionnais précédemment, les tournures idiomatiques, les jeux de mots, le discours et ses particularités sont incommensurablement propices à l’interprétation. Elles sollicitent l’imagination et le talent du traducteur en est la pierre angulaire en termes de compréhension et de cohérence. De ce fait, un des premiers apprentissages liés à la traduction est L’ADAPTATION, sous toutes ses formes.

Puis, trop souvent aussi, on distingue mal la différence entre la traduction et l’interprétariat. Celui qui traduit les documents écrits, c’est le traducteur. Celui qui traduit oralement, en direct, pour un individu ou un groupe d’individus, est un interprète.

Voilà pour un bref survol de la traduction et ses pairs.

Et les pièges, qu’en est-il? Lorsque l’on traduit, il n’est pas rare d’être confronté à certains éléments qui, s’ils ne sont pas contournés ou évités, peuvent grandement nuire à la qualité du texte d’arrivée.

Parmi ceux qui sont plutôt évidents, notons les anglicismes, les calques et les faux amis. Un exemple de faux ami serait « global » traduit par « global », en français tandis que l’on devrait plutôt lire planétaire ou mondial.

Les barbarismes, qui sont des mots forgés ou altérés. On notera le mot altéré « infractus » pour « infarctus », par exemple.

L’utilisation de clichés, c’est mal! L’expression « L’hiver a mis son grand manteau blanc » en est le parfait exemple.

Le contresens, le non-sens ou le faux sens. La litote entraîne parfois ce type d’erreurs. Un exemple de faux sens serait « a reasonable amount of stress » traduit par « une quantité raisonnable de stress » plutôt que par « une certaine dose de stress ».

L’étoffement. Il doit être utilisé lorsque la langue d’arrivée ne possède pas de correspondance avec la même autonomie que dans la langue de départ et ne consiste pas en une erreur. « Clockwise » devient ainsi « dans le sens des aiguilles d’une montre ». Par ailleurs, il faut que le traducteur fasse ses devoirs… Les ressources multiples d’une langue demeurent parfois insoupçonnées et force est d’admettre que certains traducteurs pourraient étoffer ainsi leur texte d’arrivée par manque de connaissance de la langue et de ses expressions propres.

Dans le même ordre d’idées, l’étoffement mène à l’explicitation, qui consiste à introduire des précisions sémantiques non formulées dans le texte de départ de manière à obtenir davantage de clarté. Dans certains cas, l’omission de l’explicitation mène à une sous-traduction.

La sous-traduction, pour sa part, résulte en une perte d’information ou de sens par rapport au texte de départ.

Il existe également la surtraduction, qui survient lorsque l’on écrit un élément qui est pourtant implicite. Traduire « no parking at any time » par « Stationnement interdit en tout temps » en est un bon exemple puisque « en tout temps » est totalement superflu.

L’omission (à distinguer de l’implicitation ou de la perte) est aussi une faute qui consiste à ne pas rendre, dans le texte d’arrivée, un élément du texte de départ, et ce, sans raison valable. On pourrait l’appeler « oubli », pour se donner bonne conscience, mais cette erreur se nomme bel et bien une omission.

Mauvaise utilisation de la dépersonnalisation : « As you enter the shop (…) » doit en principe devenir « En entrant dans l’atelier (…) », sans quoi l’aspect idiomatique est bafoué.

Il y en a TANT d’autres! …

C’est la raison pour laquelle il est important d’avoir recours aux services d’un professionnel de la traduction qui maîtrise ces concepts lorsque l’on désire faire traduire documents, ouvrages, ou autres. Un investissement payant et garant de la qualité du résultat obtenu!