Le beau temps revient, vous avez besoin de renouveau, d’un nouveau boulot? C’est la saison des soumissions ou celle des remises en question? Vous apercevez de belles offres mais à l’idée de refaire votre CV, d’avoir à peaufiner la lettre qui vous servira à vous vendre sans vous vanter, vous vous découragez? Eh bien, voici tout de même quelques erreurs fréquentes à éviter!

  1. À qui de droit

J’en ai déjà fait le titre d’un article, mais il est toujours bon de se le remémorer. On n’écrit plus « à qui de droit » comme formule de politesse en guise d’amorce dans une lettre de présentation. On doit plutôt opter pour « Madame, monsieur » ou encore pour l’un ou l’autre de ces derniers si vous connaissez le genre de la personne à qui vous vous adressez.

  1. Offre de service et appel d’offres

Ces deux-là donnent du fil à retordre même à ceux qui les utilisent fréquemment. Offre de service, quoi que l’on puisse offrir, me direz-vous, plusieurs services, ne prend pas la marque du pluriel au mot « service ». Pour ce qui est d’appel d’offres, eh bien fort est de croire que l’on recevra plusieurs offres, alors on y appose la marque du pluriel. Je vous le concède, le français est « logique-pas-logique ».

  1. Homme d’affaires, chiffre d’affaires, personnalité d’affaires, faire affaire avec, avoir affaire à, avoir à faire et être dans les affaires ou faire des affaires (OUPELAYE!)

Ceux-là, arrêtez de trop réfléchir et apprenez-les donc par cœur, parole de réviseure. Quant à heures d’affaires et places d’affaires, il s’agit d’anglicismes auxquels on préfèrera « heures de bureau / d’ouverture » et « établissement, bureau, succursale, commerce, etc. ». Par ailleurs, on ne dira pas « faire affaire au Québec », par exemple, mais plutôt « faire des affaires au Québec ».

  1. CV en attachement :c’est non. Fichier joint, pièce jointe, ou autres, mais pas « attachement ».
  2. Je vous saurais gré (verbe « savoir ») et non serais gré, serai gré, etc.
  3. Parmi : jamais de « s », hormis : toujours un « s ». Catégorie des par cœur.
  4. « je les aimes … pour les comprendres / les faires / les dires » … le verbe est à l’infinitif, pas d’accord ici!
  5. Travail, appel / travaille, appelle : les premiers sont des noms, les seconds des verbes; une erreur très très fréquente!
  6. Une lettre est écrite « à l’attention de » et non à « l’intention de ».
  7. Pour finir : opportunité, qui semble en dérouter plus d’un. Pour illustrer mon propos, voici quelques exemples fautifs :
  • J’ai eu l’opportunité de lui en parler hier
  • Je lui ai donné l’opportunité de s’excuser
  • Je crois qu’il existe de belles opportunités d’avancement

Voici maintenant les termes corrects à employer :

  • J’ai eu la chance de lui en parler hier
  • Je lui ai donné la possibilité de s’excuser
  • Je crois qu’il existe de bonnes perspectives d’avancement

En fait, opportunité, en français, exprime ce qui est opportun ou ce qui convient, comme dans l’exemple : Julie insiste sur l’opportunité de son retour au travail.

 

Ces exemples vous sont-ils familiers? Saurez-vous mieux les utiliser? J’espère… bon été!

 

 

 

 

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