Les faux-amis : on vous HAIT!

Les faux-amis : on vous HAIT!

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’aime les listes. Simples à visualiser et à conceptualiser, elles sont claires, longilignes et faciles à mémoriser. C’est la raison pour laquelle vous trouverez ci-dessous une liste de faux-amis, qui sont la cause première de FAIL par des traducteurs et traductrices, réviseurs et réviseures, même expérimenté(e)s… quand ils n’ont pas bu leur café. Les faux-amis : on vous HAIT!

 

  1. Bibliothèque & Library (on y emprunte des livres) / Librairie & Bookstore (on y achète des livres)
  2. Actually : en fait & vraiment (constatation) / Actuellement : currently & now (dans le présent)
  3. Éventuellement : possibly (possibilité) / Eventually : finalement (conclusion, ex : He eventually went out with his friends that night)
  4. Compréhensif : understanding (le fait de comprendre) / Comprehensive : complet & détaillé (A comprehensive report)
  5. Confidence : a secret / Confidence : la confiance
  6. Large : grand / Large : wide
  7. Photograph : une photographie (l’objet) / Photographe : a photographer (celui ou celle qui prend les photos)
  8. Commodity : marchandise / Commodité : convenience (qui fait notre affaire)
  9. Fortunate : chanceux (chance) / Fortuné : wealthy (argent ou autre richesse)
  10. Location : rent & lease (action de louer) / location : emplacement (lieu)

Et vous, y a-t-il de ces faux-amis absents de la liste et qui vous donnent du fil à retordre?

À qui de droit, c’est fini

À qui de droit, c’est fini

Eh non, notre « à qui de droit « tant chéri ne se dit plus, plus du tout. Le saviez-vous? En réalité, la locution est toujours correcte, mais on doit l’utiliser à bon escient. On dira, par exemple, « Je vous saurai gré de transmettre ma demande à qui de droit » lorsque l’on voudra signifier le destinataire… mais jamais en début de phrase pour s’adresser à un individu dont on ne connait pas le nom! Alors qu’en est-il de ces formulations dépassées (depuis toujours ou tout récemment), de ces trucs que l’on dit sans même savoir que l’on est dans l’erreur. Les voici, les 7 choses qui ne se disent pas ou plus!

à qui de droit, c'est fini

 

À qui de droit

Il s’agit en fait d’un calque de l’anglais. On dira « to whom it may concern », en anglais, mais pas sa traduction directe!

Varia

Le terme « varia » est une impropriété. On l’utilise à tort dans les procès verbaux et ordres du jour. Ce terme désigne plutôt un recueil d’œuvres variées ou, en journalisme, un article ou un reportage se rapportant à des sujets variés. Les meilleures expressions pour signifier l’idée transmise par le fameux « Varia » seront donc : « Questions diverses », « Affaires diverses », « Sujets divers », ou « Divers ».

À date

Il existe plusieurs utilisations de « à date » qu’il faut absolument éviter. On ne peut dire, par exemple, « nous n’avons eu aucune plainte jusqu’à date ». Il faudra plutôt lire « nous n’avons eu aucune plainte jusqu’à maintenant ». Même chose pour « à date, tout s’est bien passé ». C’est n-o-n! On devra lire « Jusqu’ici, tout s’est bien passé ».

Mademoiselle

L’utilisation de « Mademoiselle » est réservée, dans le cadre de correspondances écrites, uniquement aux très jeunes filles ou à celles (en existe-t-il encore?) qui souhaitent ardemment se faire appeler ainsi. On préfère « Madame », en tout temps autrement.

Impacter

Bon, bon, bon. Il faut savoir qu’impacter se dit, mais qu’il n’est pas accepté par les Grands de la langue française dont L’Académie française ou le Trésor de la langue française. Il s’agit en fait d’un néologisme ou « nouveau mot », admis mais… pas admis. À utiliser avec grande grande parcimonie, comme tous les autres néologismes d’ailleurs.

Moins pire

Ici, on tombe dans mes règles de prédilection. Tout le monde les entrave, mais elles constituent tout de même des erreurs. « Moins pire » est dans la même catégorie que « plus mieux ». On devrait lire « moins mauvais », comme dans « mes notes sont moins mauvaises ».

Se souvenir et se rappeler

Connaissez-vous la différence entre un verbe transitif et un verbe intransitif? Il y a le premier auquel on ajoute un complément de verbe (manger une pomme) et le deuxième auquel on n’ajoute pas de complément de verbe (ils grandissent). Et puis, parmi les verbes transitifs, il y a les directs et les indirects, qui nécessitent respectivement des compléments directs et indirects. Le verbe se rappeler est transitif DIRECT ; il demande donc d’être complété d’un complément direct et le verbe se souvenir transitif indirect. On dira donc « je me rappelle CETTE ÉPOQUE » et « je me souviens DE CETTE ÉPOQUE ».

Au passage, le verbe pallier est transitif direct… c’est-à-dire qu’on doit dire « pallier ce problème » et non « pallier à ce problème ».

OK, OK, j’avoue que la dernière était un peu lourde, mais constructive, non?

Bonne rédac!

5 raisons de faire réviser ou réécrire un texte

La révision, la correction et la réécriture sont autant d’éléments qui vous permettront d’optimiser vos textes. Vos communications, publicités, communiqués ou feuillets, en tant qu’entreprise, doivent être P.A.R.F.A.I.T.S, ni plus ni moins. Pour cela, vous devrez sans doute, faute de temps ou d’habiletés (chacun son boulot!) faire appel aux services d’un professionnel! Gageons que vous ne le regretterez pas du tout…Voici 5 raisons de faire réviser ou réécrire un texte:

1. Parce qu’un regard neuf sur un texte constitue un excellent moyen de déceler les erreurs commises par son auteur qui, trop souvent, vient à manquer de distance avec son propre texte.

2. Parce que les logiciels d’aide à la correction ne sont pas des humains et qu’ils sont, de ce fait, remarquablement faillibles.

3. Parce qu’un spécialiste de la langue saura soulever les ambiguïtés et les incohérences d’un texte, le rendant ainsi beaucoup plus fluide.

4. Parce qu’un texte bien écrit, dont la syntaxe est impeccable, est beaucoup plus facile et agréable à lire.

5. Parce que la qualité de vos écrits est généralement perçue comme le reflet de la qualité de vos services.