Le blogue corporatif : qu’est-ce que ça mange en hiver?

L’individu à la tête d’une firme comptable est fort probablement assez hot en comptabilité, la styliste qui a ouvert son salon de coiffure sait certainement faire des mèches dignes de ce nom et le gars qui gosse du bois depuis son enfance et qui démarre son entreprise en menuiserie artisanale sait assurément distinguer le merisier du chêne….

Toutes ces personnes de talent sont parmi les meilleures dans ce qu’elles font, mais quand vient le temps de communiquer leur passion, par écrit, sur leur site web, c’est un tout autre défi. Puisque l’on sait que les blogues sont, en 2015, un moyen ultra-efficace d’optimiser sa visibilité sur Internet, il va de soi qu’un entrepreneur veuille tirer son épingle du jeu en créant son propre blogue corporatif.

D’abord, selon l’OQLF:

Le blogue est un site Web personnel tenu par un ou plusieurs blogueurs qui s’expriment librement et selon une certaine périodicité, sous la forme de billets ou d’articles, informatifs ou intimistes, datés, à la manière d’un journal de bord, signés et classés par ordre antéchronologique, parfois enrichis d’hyperliens, d’images ou de sons, et pouvant faire l’objet de commentaires laissés par les lecteurs.

Une petite (mais lucrative) branche du blogue est le blogue corporatif. Par le biais de ce dernier, vous pourrez non seulement écrire (ou faire écrire; de là mon boulot ) des articles à publier dans le temps, mais également partager votre expertise ou votre savoir lié à un domaine en particulier (l’instructeur de kayak avec un excès de zèle parlera de l’observation eco-friendly des baleines à Tadoussac, de la fois qu’il a joué du Radio Radio à la guitare acoustique, ou…), vous bénéficierez également d’un espace virtuel pour interagir avec vos clients actuels ou potentiels, d’une façon directe mais aussi plutôt libre. Par « libre », je sous-entends qu’on se trouve ici à mille lieues de l’intrusif porte-à-porte.

C’est cette interaction, cet échange, cette vitrine qui, espérons-le, mènera vers la conversion des lecteurs/visiteurs en clients, fidélisera tout ce beau monde à votre marque ou à votre entreprise ou tout simplement qui agira comme incitatif à visiter votre site.

Et là, on n’a pas encore abordé la notion de stratégie rédactionnelle ou de contenu, le référencement, la fréquence, …à suivre…

Ce qu’il faut pour écrire

Accumuler les baccalauréats, les certificats, les figurines de chat…

Accumuler les formations augmente certes les chances d’être reconnu comme bon langagier. Tout ce qui touche à la littérature, même dans une langue seconde, constitue une voie louable vers tous les boulots en écriture, tenons-nous le pour dit. Par contre, il ne s’agit pas réellement de ce qu’il faut pour écrire.

Pour écrire, il faut des idées et de l’imagination… démesurément débordante, même.

Pour écrire, pour les autres, il faut comprendre ce qu’ils veulent.

Pour écrire, il faut être assez sensible pour déceler les nuances.

Pour écrire, il faut lire, lire, lire… lire beaucoup et des ouvrages variés.

Par ailleurs, si je retourne au deuxième point, lorsque l’on souhaite écrire pour les autres, mettre des mots sur leurs idées, leurs concepts, il faut écouter.

Écrire, lire, comprendre, écouter, tout ça semble assez simple, mais ce sont souvent les principes les plus simples qui deviennent les plus difficiles à appliquer.

Dans le même ordre d’idées (et parce que j’aime les trucs relatifs au cerveau au point d’avoir suivi plein de cours non-obligatoires à son sujet… folle de même!), le cerveau possède une merveilleuse capacité nommée la plasticité cérébrale, qui fait en sorte que chaque apprentissage, chaque expérience mène à la création de nouvelles connexions, pour qu’ensuite tout effort cérébral plus ou moins semblable soit optimisé.

Et si, une fois de plus, vous désirez écrire pour les autres, sachez que l’on vous engagera afin d’obtenir des textes de type « haute voltige » en termes de qualité de la langue et de rigueur dans le propos, soyez prêt! En attendant, encore et toujours, lisez, écrivez, écoutez et apprenez….

« La culture, c’est comme la confiture : moins t’en as, plus tu l’étends… »

OK, OK, OK, un peu d’humeur en ce beau Jeudredi 13.

Le jour où j’ai réalisé que parler beaucoup, offrir une tempête de mots (le plus souvent vides de sens) ou placer le plus d’idées possible dans une même phrase ne servaient à rien, j’ai également appris à quel point réfléchir à ses idées ou à ses opinions (ce qu’on appelle aussi « tourner sa langue 7 fois dans sa bouche avant de parler »), de manière à les communiquer avec les mots justes, était PUISSANT.

« La culture, c’est comme la confiture : moins t’en as, plus tu l’étends… ». Lorsque l’on n’a rien à dire, c’est assez fréquent d’opter pour une multitude de grandes phrases ou de mots issus du jargon entrepreneurial, par exemple. Résultat: personne n’y comprendra rien et vous perdrez de la crédibilité.

Par contre, si vous avez de bonnes idées, une entreprise géniale, un produit révolutionnaire, ou toute autre chose à communiquer au monde entier, sachez que LESS IS MORE, et que le meilleur moyen sera toujours de viser juste et d’opter pour une stratégie sans trop de dentelle.

OK, là, c’est le moment où vous comprenez le but de mon texte.

En rédaction web, c’est pareil.

Le contenu, pour être bien lu et bien compris ET de manière rapide par les lecteurs, doit être hiérarchisé. Il doit également être placé en phrases assez courtes et constituées de mots clairs. Les idées doivent être séparées en petits paragraphes et de façon à ce que l’on puisse éviter toute lourdeur.

Les éléments à retenir et qui devraient caractériser votre contenu sont les suivants :

  • Pertinence
  • Identification facile par les moteurs de recherche
  • Mise à jour
  • Organisation

Par ailleurs, les gens ne lisent pas vraiment le contenu web, ils le scannent. Les titres doivent donc être choisis avec soin si l’on veut que tout effort esthétique (design, applications, etc.) soit récompensé.

En définitive, laissez tomber le flafla et optez pour un site version « droit-au-but »!