Portfolio fantôme

Portfolio fantôme

Comme rédacteur ou rédactrice, on vous demandera parfois de présenter votre portfolio ou encore de fournir des exemples de projets auxquels vous avez collaboré, de sites que vous avez rédigés ou d’articles que vous avez écrits. Par contre, comment peut-on prouver son talent lorsque l’on est le « ghost writer », ou écrivain anonyme, de la majorité de nos clients?

D’abord, faites en sorte d’obtenir des lettres de recommandation. Elles n’équivaudront peut-être pas à un texte en bonne et due forme, mais elles témoigneront tout de même de l’appui ou de l’admiration qu’ont vos clients pour votre travail.

Puis, tentez d’obtenir l’approbation de certains clients afin d’être en mesure de diffuser les textes que vous avez rédigés pour eux. En dernier recours, vous pouvez peut-être vous entendre quant à la modification de certains noms ou titres afin de protéger leur identité.

Dressez des listes! Tenez à jour une liste des domaines pour lesquels on a eu recours à votre expertise. Lorsque viendra le temps d’informer vos clients potentiels de l’éventail de vos compétences, vous pourrez vous y référer rapidement! Des listes de types de textes, de styles rédactionnels, des listes de vos articles les plus partagés, des listes, des listes, des listes!

Alimentez un blogue, le vôtre! Vous pourrez alors laisser libre cours à votre imagination, jouer avec toute l’étendue de votre vocabulaire et démontrer votre savoir-faire.

Maîtres du contenu? Tentez également d’offrir un contenu de qualité sur votre propre site (le mien s’en vient, n’avez crainte, je ne jouerai pas très longtemps encore au cordonnier mal chaussé!). Vous pourrez diriger vos prospects vers ce dernier afin qu’ils puissent évaluer vos qualités rédactionnelles.

Enfin, en rédaction, quoi que les diplômes obtenus puissent servir à bien vous vendre, il demeure que ce sont vos écrits qui convaincront le plus vos futurs clients. Conservez précieusement ce que vous rédigez et assurez-vous de ne contrevenir à aucune entente de confidentialité!

Page blanche

Page blanche

 

Une page blanche c’est le début, une page blanche c’est la fin. Le début de mille idées, la fin de la paresse. Un syndrome bien connu, aussi. Une page blanche n’est jamais vraiment blanche. Certains jours où l’inspiration vient à arriver, elle semblera grise, très grise. Certains jours où l’inspiration est à son apogée, elle se transformera en un tableau coloré, prêt à être interprété.

Je ne sais pas d’où l’inspiration vient. J’ai cherché, un peu… Je ne m’y suis pas attardée très longtemps parce que comme dans le cas d’un tour de magie, on ne veut pas vraiment savoir quel est le truc.

Je me suis dit qu’elle venait peut-être d’une humeur, d’une joie ou d’un enthousiasme qui se transformait en idées. Ou encore d’une mélancolie qui me brassait un peu en dedans et qui faisait surgir les sujets, les propos, les thèmes et les mots. Non, pas vraiment.

Je me suis dit qu’elle venait de ce que j’avais vu, entendu, compris. Des textes lus, des faits vécus. Peut-être faisaient-ils en sorte d’éveiller ma conscience et mes sens. Non plus.

Je suis restée sur ma faim et c’est correct comme ça.

L’inspiration vient comme un beau vent frais qui balaie la chaleur stagnante à la plage. On la prend et on est bien content.

L’inspiration vient comme la surprise d’un sourire venant d’un inconnu. On la prend et on est bien content.

L’inspiration vient comme un deux piastres trouvé entre les coussins du divan. On la prend et on est bien content.

On la prend… et on est très content.

La rédaction professionnelle en 5 étapes

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La rédaction professionnelle n’implique pas qu’écrire; elle implique plusieurs étapes importantes qui feront de vous, en quelque sorte, des gestionnaires de projets de rédaction.

1. Comprendre le client

Les clients, autant qu’ils sont, ont des champs d’expertise, des façons de concevoir les affaires, des orientations diverses. Il n’en tient qu’à vous d’être attentif. Beaucoup d’écoute, de discernement et de compréhension seront requis. La première étape étant la rencontre avec le client, vous aurez à être de fins journalistes afin de dresser, d’abord, une liste de choses à demander… puis de fins psychologues afin de comprendre ce qu’il en est réellement.

2. Poser les bonnes questions

Tel que vu au dernier point, vous aurez à poser les « bonnes » questions. Mais quelles sont ces fameuses questions. Plusieurs de vos clients vous amèneront l’information sur un plateau d’argent. Plusieurs autres seront plus ou moins mal orientés et ce sera à vous de déterminer leurs besoins. Parmi les questions à prendre en considération:

  • Pourquoi VOUS choisir en tant qu’entreprise?
  • Quels sont les services sur lesquels vous voulez mettre l’emphase?
  • Quels sont les 3 ou 4 termes qui vous définissent en tant qu’entreprise ou en tant que professionnel?
  • Quels clients souhaitez-vous attirer, quels sont leurs habitudes de consommation et qu’aiment-ils?
  • Quelles approches de vente ou de persuasion vous ont déjà convaincu d’acheter ou d’opter pour un service (puisque vos clients, ceux-là même qui désirent vendre, sont également des acheteurs!)

 

3. La recherche

Comme je le mentionnais préalablement, la rédaction n’implique pas que la rédaction en elle-même; elle implique TRÈS souvent de la recherche. Vous aurez donc, selon les cas, à faire des recherches qui toucheront:

  • les compétiteurs et leurs pratiques
  • les tendances actuelles
  • le domaine d’expertise du client
  • le contexte socio-économique
  • l’historique de l’entreprise visée
  • toute autre information pertinente à votre rédaction future

 

4. Écrire

Cette partie sera plus ou moins facile selon votre rapidité d’écriture, votre concentration, les informations fournies ou trouvées et votre humeur (oui oui… le « timing » est ultra important en rédaction… il faut savoir que quiconque n’est pas toujours dans sa forme optimale pour écrire… sachez laisser venir le momentum et votre moment d’apothéose rédactionnel!)

5. Soyez attentif à la rétroaction

Selon l’aptitude à la communication « avec tact » ou non de votre client, sachez recevoir la rétroaction sous un bon angle, un angle positif, dans une optique d’apprentissage et, surtout, percevez-la comme étant formatrice en tout temps! La rétroaction sera votre deuxième vrai lien avec votre client. Encouragez le fait que votre client vous dicte les bons et moins bons points de votre rédaction. Nul besoin de payer des formations coûteuses en marketing, vos clients sont là pour ça! Ils vous donneront l’heure juste quant au travail accompli… alors, écoutez-les! Vous ferez peut-être 15 versions, mais la dernière sera exactement celle à laquelle ils rêvaient et vous deviendrez leur héros! Le sentiment de réussite et d’accomplissement sera à son apogée et vous trouverez là toute la motivation nécessaire pour (recommencer toutes ces étapes et…) trouver d’autres clients dont vous pourrez combler les besoins!

La rédaction en elle-même ne constitue que 10% du travail en soi… Soyez prêt à tout le reste!

 

Comment et pourquoi noter ses idées

Comment et pourquoi noter ses idées

 

D’abord, lorsque l’on exerce un boulot plus ou moins créatif, dans le cadre duquel nos idées valent leur pesant d’or, il faut être apte à attraper les vagues d’inspiration lorsqu’elles surviennent. C’est la raison pour laquelle il faut savoir comment noter ses idées.

1. Le momentum & le calepin

Lorsque l’on a perdu quelque chose, un mot ou un objet par exemple, on ne le retrouvera souvent qu’au moment où on ne le cherche plus. Les idées fonctionnent un peu de la même manière puisqu’elles arrivent, en grand nombre, plus souvent qu’autrement lors de moments inopportuns. La nuit est un genre d’exemple de moment inopportun. Il faut donc penser à télécharger une application sympa de bloc-note à même son téléphone ou encore y aller pour le vrai de vrai bloc-note, qu’on gardera près de soi, et ce, pas mal en tout temps!

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Color Note est un bon exemple de bloc-note virtuel, simple à utiliser et coloré!

2. Noter TOUT

On croit souvent à tort que lorsque l’on relira nos notes, tout semblera limpide. Erreur. Ce n’est pas parce que tout semblait clair au moment d’y penser que l’on sera apte à se remémorer tout dans les moindres détails. Parfois même un dessin, une remarque sur l’ambiance, un « feeling » du moment, servira à capter à nouveau l’essence de notre idée.

3. Les cartes conceptuelles ou « mindmapping »

Si vous avez un trop-plein d’idées, mais que vous n’êtes pas celui ou celle qui conceptualisera ou rédigera éventuellement le projet, le texte, la publication etc., je suggère fortement les logiciels de cartes conceptuelles. Ces derniers permettent d’entrer vos idées sous forme de bulles, liées les unes aux autres selon les liens que vous-mêmes établissez entre elles. Par la suite, il sera aisé pour une tierce personne de se situer dans vos idées, comme si elle ou il était directement dans votre tête.

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Il en existe une tonne, mais Xmind est gratuit et hyper facile à utiliser!

En définitive, quel que soit votre processus créateur, les idées qui fourmillent dans votre esprit, prenez le temps de les noter. Qui sait où elles pourront un jour vous mener…

Question de ponctuation

Lorsqu’il est question de ponctuation…Certains l’oublient, comme d’autres oublient leur clignotant à une intersection. Dans un cas comme dans l’autre, ça sème le DOUTE.

Pourquoi donc ponctuer un texte?

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D’abord, la ponctuation a deux fonctions

1. Une fonction grammaticale

Prenons ces deux phrases…

  • Les bénévoles qui étaient fatigués s’en allèrent se reposer.
  • Les bénévoles, qui étaient fatigués, s’en allèrent se reposer.

La première phrase sous-entend que seuls les bénévoles fatigués s’en allèrent se reposer; alors que dans la seconde, tous les bénévoles, parce qu’ils était fatigués, s’en allèrent se reposer.

Ici, seule la ponctuation joue un rôle dans l’interprétation du sens de la phrase.

2. Une fonction stylistique

Ici encore, prenons ces 3 énoncés…

  • Eh bien, qu’en pensez-vous? (ton neutre)
  • Eh bien? (ton légèrement impatient.. dans le sens de « tu viens? »)
  • Eh bien… (ton étonné ou perplexe) * à main levée, qui ici a pensé à un évènement en particulier de sa vie où il s’est dit « eh ben… »?

Ici aussi, seule la ponctuation peut signifier l’intonation voulue.

Maintenant qu’on a compris pourquoi il s’avère (comme, très…) important de ponctuer nos phrases, de manière assez simplette certes, mais certainement équivoque… j’ai dressé une liste de trucs dont vous devez vous rappeler lorsque vous rédigez.

  • Nos amis ‘ ‘ et ‘ ‘ sont ANGLO; on ne peut en aucun temps les retrouver dans un texte en français. On doit obligatoirement utiliser « et ».
  • Il y a TOUJOURS une (pas « un », non non non…) espace devant les deux-points (:), le signe de dollar ($) et le signe de pourcentage (%)
  • L’esperluette ou « perluète » n’est pas non plus un superbe animal exotique… il s’utilise en tant que et commercial dans une raison sociale comme, par exemple, dans le nom de la fancy boutique Allard & Côté Inc.
  • Puisqu’on en parle, « Inc. » …, tout est dit.
  • Vous avez le droit de soulever votre doute (pas celui lié à un conducteur qui n’utilise pas son clignotant) en entourant votre point d’interrogation de parenthèses en fin de phrase, comme dans : Eh ben…(?).
  • Les guillemets sont pluridisciplinaires. Puisqu’il existe toujours des gens qui écrivent sur du papier et pour qui la fonction italique n’est pas vraiment à portée de main… l’utilisation des guillemets pour des mots employés ironiquement, des mots du langage populaire ou encore pour une mise en relief est tout à fait OK.
  • Dans le casse-tête éternel « point-virgule ou pas-point-virgule », je vous dis LÂCHEZ-VOUS LOUSSE! Non, sans blague, si vous pouvez remplacer un point-virgule pas un point tout court et que la phrase fonctionne encore, BINGO, c’est dans la poche. Le deux-points, lui, s’accapare le reste des options disponibles.
  • Dans les nombres en français, on sépare les décimales des nombres complets par des virrrrrgules. Pour ce qui est de l’anglais, c’est le point. Par ailleurs, dans les très longs nombres, les anglophones utiliseront des virgules pour séparer les milliers des centaines, par exemple, tandis qu’en français on n’utilisera que les espaces.

Le temps file, vos yeux chauffent, c’est l’heure de clore ce petit article sur la ponctuation.

Dans le doute (est-ce que c’est un article sur le doute que je viens d’écrire coudonc?), consultez votre dictionnaire… et pour les plus IN, il y a toujours la Banque de dépannage linguistique qui est carrément une mine d’or (en BARRE, et non en bord...) pour toutes ces petites questions subtiles de la langue!

 

 

 

 

 

 

3 Règles d’écriture et leurs exemples concrets

Mon œil de lynx de correctrice trébuche sans cesse sur le même type d’erreurs. Soyez-en rassurés, si elles reviennent fréquemment, c’est certainement qu’elles ne sont pas SI faciles à éviter. Pour les expliquer, je cherche régulièrement des exemples concrets afin de les insérer à mes commentaires ajoutés aux marges des textes corrigés… Parce que, on doit se le tenir pour dit, ces règles (contrairement à certaines autres qui font partie de la vie) sont là pour être suivies, elles ajoutent même de la fluidité et de la beauté à l’écriture…Alors donc, pour vous, j’ai regroupé quelques erreurs fréquentes afin de vous offrir ce petit (mini même) condensé nommé 3 Règles d’écriture et leurs exemples concrets.

ah ces règles!

1. L’absence de sujet dans une proposition participiale

Juste à la lecture du titre il vous est venu une envie de fermer la page et d’aller magasiner votre kit de Noël en ligne?

Attendez… ce n’est pas vraiment compliqué. En fait, il faut se rappeler que si l’on parle de quelque chose ou de quelqu’un en début de phrase (avant une virgule), on devra parler de la même chose dans la seconde partie de la phrase (après la virgule) SI ON NE NOMME PAS CETTE PREMIÈRE CHOSE À NOUVEAU. * Il faut noter que l’explication est la même si l’on inverse 1e partie et 2e partie de la phrase…

Par exemple, prenons cette phrase :

« Après avoir fini sa longue journée de travail, la nuit tomba. »

Selon toute logique et selon la langue française, ce serait ici la NUIT qui aurait fini sa journée de travail. Or, cette hypothèse, puisqu’elle est fort peu envisageable, indique qu’il y a une erreur. Nous devrions lire :

« Après que cet individu ait fini sa longue journée de travail, la nuit tomba. »

SHLANG! Comme on sait maintenant QUI a fini sa journée de travail, les deux propositions sont complètes et l’ambiguïté est levée. C’est-à-dire, également, que lorsque l’une des deux propositions (partie de phrase après ou avant la ponctuation) ne comporte pas de sujet, on en déduit, parfois à tort, que le sujet est le même partout.

2. Le pléonasme syntaxique

D’abord, le pléonasme est une répétition inutile. Le plus populaire exemple est certainement « monter en haut », mais ils sont nombreux : à un certain moment donné, faux prétexte, prévoir à l’avance, etc.

Le pléonasme syntaxique, lui, survient dans la construction même de la phrase.

Par exemple :

« La fille de Roger, entre autres jeunes demoiselles, elle ne lâchait pas des yeux le nouveau venu dans la classe. »

Le « elle » est absolument superflu puisqu’on a déjà établi que c’était « la fille de Roger » qui était le sujet.

OU encore :

« Une justification dont beaucoup, à commencer par le directeur, estiment que l’on aurait pu s’en passer. »

On devrait lire « se passer » puisque, encore ici, on sait que c’est de la justification dont on parle.

3. Le zeugme

Ç’aurait pu être le nom d’un bel animal exotique, mais non.

Le zeugme peut être de natures différentes. Je vais m’attarder au zeugme qui survient lorsque l’on coordonne deux verbes qui n’ont pas la même construction.

Par exemple :

« Gaston veut voir et parler à Marie. »

Essayons de faire deux phrases avec celle-ci…

  • Gaston veut voir (à) Marie
  • Gaston veut parler à Marie

Puisque la phrase se termine par un complément indirect (ou peu importe son nom dans la réforme ou blablaaaaa), les deux verbes devraient se conformer à cette structure.

La version correcte serait :

« Gaston veut parler à Marie et la voir. »

Tout simplement!

J’espère, sur ce, vous avoir donné des exemples qui puissent demeurer dans votre esprit lorsque vous écrirez, que ces règles deviennent limpides et faciles à appliquer!

Mandat de rédaction

 

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Lorsque l’on m’a demandé pour la première fois de rédiger un article pour le blogue d’une entreprise, j’en étais alors à mes débuts et je ne savais pas encore à quel point mes diverses formations, soit en traduction, en commercialisation de la mode, en communication et en marketing me seraient utiles. À ce moment-là, je croyais que seul mon don d’écriture mènerait la tâche à bien. Eh bien non, j’ai appris très vite que je devais établir un ton rédactionnel et atteindre la clientèle visée.

Écrire, point.

J’ai commencé par ÉCRIRE. Oui… écrire! Quelle erreur… Je me suis vite mise à tourner en rond puisque, bien que je connaissais très bien l’entreprise et ses dirigeants, leurs diverses implications et champs d’activité, je n’avais pas établi LE TON et, de ce fait, de quelle manière l’entreprise désirait dorénavant se positionner au niveau communicationnel face à ses clients et clients potentiels.

La portée

Retroussant mes manches, j’ai pris la tâche plus au sérieux. Cela dit, j’étais évidemment déjà hyper sérieuse et rigoureuse, c’était là un de mes premiers contrats, MAIS… je n’avais pas bien évalué l’ampleur de la portée et de l’importance de mes écrits pour cette entreprise.

La ligne éditoriale, donc devait être bien ciblée, bien garnie de termes propres au secteur de l’entreprise, elle devait contenir de l’information assez vulgarisée pour l’auditoire sans pour autant que les lecteurs aient l’impression de lire le compte-rendu de la journée à la garderie de leur enfant (!). Cette ligne directrice, en plus de tout ça, devait être empreinte de ce que souhaitait dégager l’entreprise. Souhaitait-elle être informelle dans ses écrits afin de se rapprocher de son public? L’entreprise voulait-elle dégager du professionnalisme en parlant de ses nombreux succès ou de ses nombreuses réalisations? … Tant de questions auxquelles je devais penser afin d’orienter mon texte.

Comprendre

Avec le temps et une gymnastique rigoureuse tant d’écriture que de lecture, j’ai compris que je devais être non seulement extrêmement à l’écoute, mais que « prendre la voix » de quelqu’un ou d’une entreprise demandait énormément de concentration, d’analyse et de compréhension.

Les individus et les PME, autant que les grosses boites qui confient leurs mandats de rédaction Web, la rédaction de leurs articles de blogue ou de tout autre écrit lié à leur entreprise ou leur profession font confiance… Et cette confiance doit être honorée par une grande exactitude empreinte d’une toute aussi grande humanité. Quel qu’ait été mon parcours, je dois, au quotidien, m’impliquer corps et âme et avec tout mon bagage de vie à livrer des écrits de grande qualité.

Livrer

Petit aparté (à distinguer de apartheid) : soyez humble. Beaucoup de gens savent écrire, moins de gens savent très bien écrire et encore moins savent écouter. Travailler dans le respect de l’opinion du client, de sa vision et de sa façon de concevoir son entreprise ou son travail est primordial. User de tact, de diplomatie, mènera vos écrits vers un niveau d’autant plus supérieur puisqu’ils auront été réalisés en toute collaboration avec son auteur et son idéateur.

Sur ce, bonne écriture 😉

 

 

Comment devenir traducteur ou traductrice, mon humble parcours!

J’avais envie aujourd’hui, en ce beau jour frisquet d’octobre, je vous partager mon parcours. La chemin a été plutôt long pour moi avant de réaliser que la profession de traductrice m’était destinée. Je vous livre donc mon petit « HOW TO » ou Comment devenir traducteur ou traductrice.

D’abord, contextuellement parlant, ma mère a été d’abord éducatrice, puis enseignante. Chez-nous, les SI mangeaient définitivement les « RAIS »… ou « rait, raient…». Quoi que mon environnement familial était loin d’être contraignant à cet égard, j’ai été amenée assez tôt à me soucier de mon français parlé et écrit. Le fait est que ça ne m’a jamais semblé lourd ou difficile, j’adorais lire et j’avais un côté artistique qui teinte, d’ailleurs, aujourd’hui ma pratique.

Au terme de mon parcours collégial, je me suis toutefois posé TELLEMENT de questions quant à ce que je ferais « plus tard ». J’étais une élève dissipée certes, mais également assez consciencieuse et douée. Je ne connaissais ni d’Ève ni D’Adam la profession de traductrice à ce moment. J’ai étudié les communications, la linguistique, les langues…, sans jamais qu’une vive passion ne me soulève. Puis, j’ai eu CE COURS. Un cours universitaire, avec un professeur tellement hors normes. Il a su, du haut de son statut de polyglotte-citoyen-du-monde-émancipé, me dicter LA VOIE. À ce moment, j’étais enceinte (plus qu’enceinte rendue à 8 mois) et mon problème premier était que je désirais étudier en étant aussi maman.

J’ai fait mes recherches. Cette fois, la fameuse passion m’animait.

J’ai trouvé exactement ce qui allait faire de moi une traductrice. L’Université de Trois-Rivières (UQTR), offrait exactement ce dont j’avais besoin et selon la réalité qui m’était bien propre: un baccalauréat en ligne (entièrement et selon des modalités très précises, pas en mode « quand tu le veux bien », mais bien selon un horaire de cours semblable à ce qu’offre un programme universitaire en présentiel) d’une durée de trois ans et menant à l’obtention d’une formation complète.

Je jubilais.

J’ai donc complété cette superbe formation. LÀ, attention! Personne n’a dit qu’un baccalauréat en ligne ne demandait pas d’organisation, d’initiative, d’auto-motivation, de rigueur, de temps, d’ardeur…. PERSONNE! Ce fut un exercice de grande détermination. Quand on veut, on peut? C’est ça.

Toute chose étant relative, mon bac en ligne m’a permis de réaliser l’ampleur de mon aptitude à l’organisation et, de ce fait, j’ai décidé de devenir entrepreneure et traductrice à mon compte. Un conte de fée? Pas mal, dans mon cas.

La stabilité ne fait pas partie de mon quotidien, mais j’œuvre dans un domaine qui me nourrit chaque jour d’une immense satisfaction. Je fais ce que j’aime, tous les jours. J’ai surtout compris que tout est possible (cliché? Peut-être mais vrai) et que l’on doit seulement être attentif aux opportunités. Chacun a la chance de forger sa route de la manière qui lui convient. Le réseau scolaire du Québec (qu’il faut soutenir!) vous offre la chance d’étudier à moindre coût (par rapport à l’Australie, par exemple) et de moduler votre modèle éducatif. GO! Et surtout, il n’est – vraiment – jamais trop tard pour découvrir ce que l’on veut vraiment faire « quand on sera grand ».

des mots comme des odeurs

J’écris à propos des mots, de la hiérarchisation des textes aux fautes communes en traduction, en passant par la grammaire ou les tournures idiomatiques. Les mots sont porteurs de sens, ils nourrissent l’imaginaire et la culture… Ils demandent l’aide de nos sens, dont la vue… Ce soir je me pencherai sur un autre de nos sens qu’est l’odorat.

Nous nous sommes acheté une coquette maison, cet été. Mon bébé sent bon, ma grande fille tout autant, sans parler des savoureuses effluves de mon chum (voulez-vous vraiment que j’élabore?…) Je me suis demandé si ma maison, ma bien-aimée, un jour, sentirait comme Nous. Si elle allait s’imprégner, en plus de capter les plus beaux moments de ma vie, des odeurs qui la garnissent.

Pour l’instant, ça sent comme l’ancien proprio… quoiqu’il sentait visiblement « le propre », ça ne ressemble en rien aux douces effluves de ma maisonnée d’avant. J’avais plutôt perdu espoir, après trois semaines…

Mais voilà que le toupet plein de peinture (nouvelle maison = désir profond de peinturer), je me suis vue, humer longuement ma maison pour y retrouver la subtile odeur de mon fils, l’odeur irrésistible de ma fille, qui souvent se révèle lors de bisous dans son cou, l’odeur indescriptible de mon amoureux, très unique, partout autour de moi…. Je montais alors les escaliers, arrivée du sous-sol où l’on tente de peindre les murs d’une couleur qui nous ressemble. Peut-être était-ce l’effet de la grande disparité d’odeur: passer de l’odeur de peinture d’un sous-sol à l’odeur d’une maison dans laquelle on a fait cuire un savoureux souper peut sembler trompeur… qui sait! Mais qu’à cela ne tienne, j’ai finalement retrouvé l’empreinte odorante de ma vie. OLÉ.

Comme je l’ai dit, les mots portent le sens… l’histoire. Les odeurs, quant à elles, portent également l’histoire et le sens, le sens et le sentiment d’appartenir et de se souvenir…

Il faut prendre le temps de cultiver l’imaginaire tout autant que nos souvenirs, lisez et humez 😉

Petits pièges pour grands traducteurs

La traduction est un art en soi. Le transfert d’un propos d’une langue à une autre requiert d’innombrables mécanismes tout aussi subtils qu’essentiels. Aussi, la traduction exige que l’on utilise une multitude de techniques qui visent toutes l’exactitude du rendu.  Parmi ces techniques, on retrouve le report, la remémoration, la création discursive, les correspondances et les équivalences, le dégagement du sens par les signes linguistiques et les compléments cognitifs, la modulation, etc. Autrement, il s’agit d’user de finesse et de savoir-faire. Un manque de l’un ou de l’autre ou un manque de connaissances quant aux techniques mentionnées tout à l’heure peut entraîner quelques embûches en cours de route. Survolons donc les petits pièges (tannants) pour grands traducteurs ainsi que la traduction, dans son ensemble.

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La traduction

Pour commencer, faisons un tri.

La traduction… S’initier à traduire c’est d’abord apprendre à lire un texte original avec les yeux d’un traducteur. Toute une gymnastique. Le traducteur repère les difficultés d’interprétation et de reformulation que le texte pose, de manière à pouvoir rechercher et établir des équivalences fonctionnelles. Il doit creuser des banques terminologiques, s’imposer une méthode de travail rigoureuse, réviser, réviser, réviser, relire…, il doit comprendre et créer à la fois. Son boulot ne se limite pas au transfert d’un texte d’une langue à une autre. Il doit transmettre le ton, le fond, la forme, le niveau de langue, … il doit mettre au monde une seconde œuvre qui puisse sembler originale, elle aussi.

La traduction a une super BFF, la localisation. La localisation, est une spécialisation très pointue de la traduction qui consiste à adapter le contenu à un auditoire dont les mœurs et les règles, la culture et l’origine, les habitudes et les croyances, sont toutes autres. L’effort de communication doit être précis et bien documenté, sans quoi, on peut réellement se retrouver dans le pétrin. L’exemple qui me vient concerne les jeux vidéo. L’utilisation des formules de politesse ou autres et tout ce qui concerne les équivalence est TRÈS VASTE, mais si les concepteurs ne veulent pas être inondés de plaintes, ils se doivent d’adapter le contenu à l’auditoire visé.

Une autre partenaire de choix de la traduction est l’adaptation. La ligne est ultra mince entre elles; les deux sont d’ailleurs hautement compatibles. Elles consistent toutes deux en un acte de communication original (original, oui, parce que l’on crée pour un système linguistique et culturel distinct dans les deux cas) et supposent aussi toutes deux une interprétation. L’adaptation peut, en fait, être vue comme une forme de traduction. Par exemple, comme je le mentionnais précédemment, les tournures idiomatiques, les jeux de mots, le discours et ses particularités sont incommensurablement propices à l’interprétation. Elles sollicitent l’imagination et le talent du traducteur en est la pierre angulaire en termes de compréhension et de cohérence. De ce fait, un des premiers apprentissages liés à la traduction est L’ADAPTATION, sous toutes ses formes.

Puis, trop souvent aussi, on distingue mal la différence entre la traduction et l’interprétariat. Celui qui traduit les documents écrits, c’est le traducteur. Celui qui traduit oralement, en direct, pour un individu ou un groupe d’individus, est un interprète.

Voilà pour un bref survol de la traduction et ses pairs.

Et les pièges, qu’en est-il? Lorsque l’on traduit, il n’est pas rare d’être confronté à certains éléments qui, s’ils ne sont pas contournés ou évités, peuvent grandement nuire à la qualité du texte d’arrivée.

Parmi ceux qui sont plutôt évidents, notons les anglicismes, les calques et les faux amis. Un exemple de faux ami serait « global » traduit par « global », en français tandis que l’on devrait plutôt lire planétaire ou mondial.

Les barbarismes, qui sont des mots forgés ou altérés. On notera le mot altéré « infractus » pour « infarctus », par exemple.

L’utilisation de clichés, c’est mal! L’expression « L’hiver a mis son grand manteau blanc » en est le parfait exemple.

Le contresens, le non-sens ou le faux sens. La litote entraîne parfois ce type d’erreurs. Un exemple de faux sens serait « a reasonable amount of stress » traduit par « une quantité raisonnable de stress » plutôt que par « une certaine dose de stress ».

L’étoffement. Il doit être utilisé lorsque la langue d’arrivée ne possède pas de correspondance avec la même autonomie que dans la langue de départ et ne consiste pas en une erreur. « Clockwise » devient ainsi « dans le sens des aiguilles d’une montre ». Par ailleurs, il faut que le traducteur fasse ses devoirs… Les ressources multiples d’une langue demeurent parfois insoupçonnées et force est d’admettre que certains traducteurs pourraient étoffer ainsi leur texte d’arrivée par manque de connaissance de la langue et de ses expressions propres.

Dans le même ordre d’idées, l’étoffement mène à l’explicitation, qui consiste à introduire des précisions sémantiques non formulées dans le texte de départ de manière à obtenir davantage de clarté. Dans certains cas, l’omission de l’explicitation mène à une sous-traduction.

La sous-traduction, pour sa part, résulte en une perte d’information ou de sens par rapport au texte de départ.

Il existe également la surtraduction, qui survient lorsque l’on écrit un élément qui est pourtant implicite. Traduire « no parking at any time » par « Stationnement interdit en tout temps » en est un bon exemple puisque « en tout temps » est totalement superflu.

L’omission (à distinguer de l’implicitation ou de la perte) est aussi une faute qui consiste à ne pas rendre, dans le texte d’arrivée, un élément du texte de départ, et ce, sans raison valable. On pourrait l’appeler « oubli », pour se donner bonne conscience, mais cette erreur se nomme bel et bien une omission.

Mauvaise utilisation de la dépersonnalisation : « As you enter the shop (…) » doit en principe devenir « En entrant dans l’atelier (…) », sans quoi l’aspect idiomatique est bafoué.

Il y en a TANT d’autres! …

C’est la raison pour laquelle il est important d’avoir recours aux services d’un professionnel de la traduction qui maîtrise ces concepts lorsque l’on désire faire traduire documents, ouvrages, ou autres. Un investissement payant et garant de la qualité du résultat obtenu!