Les paronymes

« Long time no see », qu’on dit.

À défaut de rédiger des articles sur mon blogue, j’en rédigeais des tonnes pour d’autres. Paradoxal, comme toujours. Bon, c’est dans la nature humaine, la mienne du moins, de réserver le sommet ultime de ma « to-do » à des trucs lucratifs, … légitime, non? Par contre, ce qui me fait le plus grand bien est d’écrire ici, des niaiseries de temps à autre, mais surtout des trucs qui me tiennent à cœur (lire ici : le respect de la langue).

Par contre, la bonne nouvelle est que ce court moment d’attente m’a permis de récolter, dans mon fichier mental nommé « erreurs fréquentes dont je devrais parler », quelques p’tits trucs qui, je l’espère, sauront susciter un certain intérêt.

Ces petits trucs, comme mentionné ci-dessus, font partie de la gang des paronymes. Par définition, un paronyme est un mot qui, dans sa forme, ressemble vraiment à un autre mot, mais qui en diffère en termes de sens.

Ainsi, dans le TOP 5 des paronymes que tout le monde mêle (ne vous sentez pas personnellement visé, donc), on retrouve :

  1. abhorrer et arborer : ici ce n’est pas trop complexe; retenez le tannant avec son look bizarre, son B suivi d’un H et d’un double R et qui veut dire « détester ou avoir en horreur » (les 2 R font penser à ceux contenus dans horreur, d’ailleurs). Arborer, lui, est plus commun, comme son orthographe, et signifie « montrer fièrement ou porter bien en vue », comme on le dirait dans : arborer les couleurs de notre équipe sportive favorite.
  2. amener et emmener : D’abord, les deux supposent qu’un être animé conduit ou fait quitter un endroit à un autre être animé vers un autre endroit. Cependant, amener met l’emphase sur la destination « je l’ai amené chez le médecin », tandis que emmener met davantage d’emphase sur le chemin, comme dans « elle aime tellement son toutou, elle l’emmène partout avec elle ». Autre nuance : amener = flush le partner à destination / emmener = reste avec le partner pendant et après avoir atteint la destination.
  3. dénudé et dénué : Pensez à nu en anglais … voir obtiendrez nude, alors dénudé signifie : qui est nu. Dossier clos. Par contre, lorsque l’on veut dire que quelque chose « manque de » (pas de vêtements!), comme dans : cette histoire est dénuée de sens, on utilisera la forme ne contenant pas la lettre « d ».
  4. effraction et infraction : D’un côté comme de l’autre, ces paronymes proviennent du mot latin frangere, qui veut dire briser. La distinction réside dans le fait que effraction veut dire briser quelque chose de concret (ex : une serrure pour entrer chez quelqu’un), tandis que infraction veut dire briser quelque chose d’abstrait, comme une règle, une loi, une convention (ex : j’étais dénudé sur le bord de la route et on m’a vite fait comprendre que j’étais en infraction).
  5. en lice et en liste : ahhhh, lui on l’aime. En lice est intimement lié aux expressions figurées (comme dans sens propre vs sens figuré). En lice fait référence à concourir pour être sélectionné, se présenter pour être élu, lutter pour être nommé vainqueur ou gagnant d’un prix prestigieux. Souvent, pas trop loin, on apercevra le verbe être ou les verbes demeurer, entrer, rester ou se retrouver. En liste, eh bien, c’est lorsqu’il y a des mots inscrits les uns au dessous des autres, dans une liste. Au passage, on peut dire SUR la liste ou DANS la liste, même si certains critiquent…

OK, pour la route, en voici deux autres :

  • jury et juré (lui, il cause des dégâts) : La phrase dont on doit se souvenir est « les jurés qui composent le jury », comme je suis encline à abuser des trucs mnémotechniques, je garde cette phrase en tête + le fait que le e vient avant le y …!
  • renforcer et renforcir (Hé boboy) : Les deux verbes, à la base, signifient « rendre plus fort ». Cependant, renforcir est un québecisme familier, on ne doit donc ni l’utiliser à l’écrit ou lors de présentations formelles. Perso, je dirais JAMAIS.

L’accord des verbes pronominaux, en d’autres mots

L’accord des verbes pronominaux, en d’autres mots

J’adore la Banque de dépannage linguistique, vraiment. Une fois, par contre, j’ai consulté ce vaste site en quête de sens : je voulais avoir une explication claire à donner quant à l’accord des verbes pronominaux. Oupelaye, l’explication que j’y ai lue était telle un passage de La phénoménologie de l’esprit, de Hegel; beaucoup trop encombrée de phrases longues et tordues. C’est là que je me suis dit… pourquoi ne pas essayer d’expliquer moi-même l’accord du participe passé des verbes pronominaux, en d’autres mots.

Les catégories de verbes pronominaux

Il y en a deux. Ceux qui sont toujours utilisés à la forme pronominale, comme par exemple : souvenir. On peut SE souvenir, mais pas souvenir quelqu’un ou quelque chose. Ce qui fait de « souvenir » un verbe que l’on appellera « essentiellement pronominal ».  L’autre catégorie, c’est les verbes à orientation floue… Ceux-ci, comme « laver », s’appellent les verbes occasionnellement pronominaux. On dira : je lave la vaisselle, mais aussi je me lave (forme pronominale).

Le sens des verbes pronominaux

Ensuite, les verbes à l’identité weird, comme « laver » mentionné ci-dessus, ont un sens. On dira qu’ils sont soit réfléchis, réciproques ou passifs. Voici l’explication de chacun de ces sens.

  • Réfléchi : comme un miroir, l’action de ce verbe pronominal est faite par le sujet lui-même. Par exemple, on dira : il s’est donné un coup de pied au …  C’est le sujet qui s’est donné un coup de pied à lui-même.
  • Réciproque : comme un sentiment partagé, l’action de ce verbe pronominal est faite par deux personnes en même temps et réciproquement. Par exemple, on dira : ils se sont tous deux tiré les cheveux.
  • Passif : Subir sans agir, voici ce que ce verbe pronominal fait à son sujet. Par exemple : des voix fortes s’entendent dans toute l’église. Le sujet est ici « des voix », mais qui subit l’action? Eh bien ce sont les gens présents dans l’église.

L’accord des verbes pronominaux 

Commençons par le plus simple. Les verbes essentiellement pronominaux, comme se souvenir, se soucier, s’évader, s’évanouir, s’enfuir, s’enquérir, s’abstenir, se repentir, se désister, etc. s’accordent avec le sujet. « Les prisonniers se sont évadé» démontre bien la règle.

Le hic, ce sont les verbes occasionnellement pronominaux comme laver (se laver), embrasser (s’embrasser) et mentir (se mentir). Pour ceux-ci, vous devez maîtriser la règle de l’accord du participe passé avec avoir (que plusieurs oublient malgré qu’elle soit si importante).

Voici la règle sous forme d’exemples :

Elle s’est lavée.
-> elle a lavé quoi ? -> elle-même = qui prend la forme de « s’ » dans la phrase, placé avant l’auxiliaire (est)  –> accord

Elle s’est lavé les mains.
-> elle a lavé quoi ? -> les mains, placé après l’auxiliaire (est) –> pas d’accord

Elles se sont parlé.
-> elles ont parlé qui ? ou quoi ? -> la question est impossible à formuler (puisqu’on parle à quelqu’un) -> pas de COD –> pas d’accord

Ils se sont embrassés.
-> Ils ont embrassé qui ? l’une et l’autre = qui prend la forme de « se » dans la phrase, placé avant l’auxiliaire (sont) –> accord

 

Et vous, accorderez-vous dorénavant les verbes pronominaux plus aisément?

Selon que… dans tous ses états

Selon que… dans tous ses états

Il y a de ces expression qu’on a quasi peur d’employer parce qu’elles ont une façon bien à elles et surtout sournoise d’être ambiguës. Selon que, qui est en fait une locution conjonctive (juste son nom est aussi sexy qu’un verre de styromoussedont les différents usages doivent être respectés. Voici, voilà, selon que… dans tous ses états.

D’abord, considérant que vous savez TOUS ce qu’est le mode indicatif, selon que est toujours utilisé avec un verbe au mode indicatif. Le subjonctif n’en fait pas partie. De ce fait, on doit lire ou dire : les enfants n’iront pas dans la même garderie selon que leurs parents ont obtenu ou non une place à l’automne. Moi-même, par automatisme, j’aurais tendance à feeler davantage le subjonctif et à opter pour « selon que leurs parents aient obtenu ou non… ». MAIS NON! La règle l’a dit : c’est f-a-u-t-i-f.

Par ailleurs, certains verbes se prononcent de la même manière à l’indicatif qu’au subjectif, mais s’écrivent différemment. Par exemple le verbe sourire… on lira donc selon que je souris ou non, tandis que le subjectif se serait écrit « sourie ».

Il y a aussi le selon que employé pour exprimer une forme de proportion, un rapport entre deux éléments ou deux faits. Dans ce cas, l’expression « dans la mesure où » serait tout aussi correcte à utiliser. Par exemple : ma fille est récompensée selon qu’elle fait bien ses devoirs. L’idée de la proportion est assez claire ici alors je ne m’étendrai pas!

 

C’est tout! Utiliserez-vous dorénavant selon que… dans tous ses états?

À qui de droit, c’est fini

À qui de droit, c’est fini

Eh non, notre « à qui de droit « tant chéri ne se dit plus, plus du tout. Le saviez-vous? En réalité, la locution est toujours correcte, mais on doit l’utiliser à bon escient. On dira, par exemple, « Je vous saurai gré de transmettre ma demande à qui de droit » lorsque l’on voudra signifier le destinataire… mais jamais en début de phrase pour s’adresser à un individu dont on ne connait pas le nom! Alors qu’en est-il de ces formulations dépassées (depuis toujours ou tout récemment), de ces trucs que l’on dit sans même savoir que l’on est dans l’erreur. Les voici, les 7 choses qui ne se disent pas ou plus!

à qui de droit, c'est fini

 

À qui de droit

Il s’agit en fait d’un calque de l’anglais. On dira « to whom it may concern », en anglais, mais pas sa traduction directe!

Varia

Le terme « varia » est une impropriété. On l’utilise à tort dans les procès verbaux et ordres du jour. Ce terme désigne plutôt un recueil d’œuvres variées ou, en journalisme, un article ou un reportage se rapportant à des sujets variés. Les meilleures expressions pour signifier l’idée transmise par le fameux « Varia » seront donc : « Questions diverses », « Affaires diverses », « Sujets divers », ou « Divers ».

À date

Il existe plusieurs utilisations de « à date » qu’il faut absolument éviter. On ne peut dire, par exemple, « nous n’avons eu aucune plainte jusqu’à date ». Il faudra plutôt lire « nous n’avons eu aucune plainte jusqu’à maintenant ». Même chose pour « à date, tout s’est bien passé ». C’est n-o-n! On devra lire « Jusqu’ici, tout s’est bien passé ».

Mademoiselle

L’utilisation de « Mademoiselle » est réservée, dans le cadre de correspondances écrites, uniquement aux très jeunes filles ou à celles (en existe-t-il encore?) qui souhaitent ardemment se faire appeler ainsi. On préfère « Madame », en tout temps autrement.

Impacter

Bon, bon, bon. Il faut savoir qu’impacter se dit, mais qu’il n’est pas accepté par les Grands de la langue française dont L’Académie française ou le Trésor de la langue française. Il s’agit en fait d’un néologisme ou « nouveau mot », admis mais… pas admis. À utiliser avec grande grande parcimonie, comme tous les autres néologismes d’ailleurs.

Moins pire

Ici, on tombe dans mes règles de prédilection. Tout le monde les entrave, mais elles constituent tout de même des erreurs. « Moins pire » est dans la même catégorie que « plus mieux ». On devrait lire « moins mauvais », comme dans « mes notes sont moins mauvaises ».

Se souvenir et se rappeler

Connaissez-vous la différence entre un verbe transitif et un verbe intransitif? Il y a le premier auquel on ajoute un complément de verbe (manger une pomme) et le deuxième auquel on n’ajoute pas de complément de verbe (ils grandissent). Et puis, parmi les verbes transitifs, il y a les directs et les indirects, qui nécessitent respectivement des compléments directs et indirects. Le verbe se rappeler est transitif DIRECT ; il demande donc d’être complété d’un complément direct et le verbe se souvenir transitif indirect. On dira donc « je me rappelle CETTE ÉPOQUE » et « je me souviens DE CETTE ÉPOQUE ».

Au passage, le verbe pallier est transitif direct… c’est-à-dire qu’on doit dire « pallier ce problème » et non « pallier à ce problème ».

OK, OK, j’avoue que la dernière était un peu lourde, mais constructive, non?

Bonne rédac!

3 façons simples de générer des idées

3 façons simples de générer des idées

Je m’intéresse particulièrement à ce qui touche l’inspiration, les idées, les liens que l’esprit crée sans cesse entre les apprentissages au quotidien et le vécu passé. Il y a quelque chose de très émotif dans le fait d’être inspiré ; on l’est souvent lorsque notre état d’esprit est modulé ou chamboulé, que l’on ressent certains troubles ou bonheurs soudains. Comme toute chose, cependant, on peut chercher un petit coup de pouce, parfois, lorsque tout est à plat et que l’inspiration ne vient tout simplement pas. J’ai donc fait le tour des outils, des trucs en ligne et sites qui puissent nous (nous, qui écrivons) être d’un grand secours. Je les ai réunies, voici 3 façons simples de générer des idées.

 

1.  Taper simplement « idées de blogue » dans votre moteur de recherche

Vous obtiendrez alors une liste extrêmement longue de sites (pas extrêmement professionnels, mais pertinents), détaillant des milliers de sujets en lien avec autant de domaines, secteurs ou champs d’intérêt que vous pouvez imaginer.

Ainsi, si vous écrivez au sujet du marketing ou du référencement, vous pourriez tomber sur des suggestions comme :

  • Les techniques déconseillées en SEO pour en faire un compte rendu
  • Publication de contenus identiques sur Facebook et Twitter et analyses des retombées

 

2. Vous inscrire à t-o-u-t-e-s les infolettres ou newsletters

D’abord, il faut s’assurer d’ouvrir un compte uniquement destiné à recevoir des infolettres. Autrement, votre adresse courriel personnelle ne vous sera plus d’aucune utilité tant vous serez exaspéré par les notifications multiples reçues.

Fouillez pour dénicher celles qui renfermeront un maximum d’informations utiles et actuelles et consultez les blogues traitant des mêmes sujets que vous. Bilinguisme oblige, les articles rédigés dans un autre langue pourront amener un angle différent et feront en sorte que l’information se fixe différemment dans votre mémoire. Le but étant de créer du contenu original, éloignez-vous à tout prix du plagiat!

 

3. La collaboration : utilisez vos divers réseaux sociaux

Servez-vous de votre réseau. Les forums sont une mine d’or d’inspiration tout autant que les diverses interactions sur vos groupes Facebook ou LinkedIn. Demandez l’avis de vos amis, de vos connaissances ou de vos collègues. Les gens seront sans doute plutôt flattés si vous choisissez d’écrire sur les sujets qu’ils vous auront proposés.

 

Les idées sont là et n’attendent que d’être cueillies … récoltées!

3 Règles d’écriture et leurs exemples concrets

Mon œil de lynx de correctrice trébuche sans cesse sur le même type d’erreurs. Soyez-en rassurés, si elles reviennent fréquemment, c’est certainement qu’elles ne sont pas SI faciles à éviter. Pour les expliquer, je cherche régulièrement des exemples concrets afin de les insérer à mes commentaires ajoutés aux marges des textes corrigés… Parce que, on doit se le tenir pour dit, ces règles (contrairement à certaines autres qui font partie de la vie) sont là pour être suivies, elles ajoutent même de la fluidité et de la beauté à l’écriture…Alors donc, pour vous, j’ai regroupé quelques erreurs fréquentes afin de vous offrir ce petit (mini même) condensé nommé 3 Règles d’écriture et leurs exemples concrets.

ah ces règles!

1. L’absence de sujet dans une proposition participiale

Juste à la lecture du titre il vous est venu une envie de fermer la page et d’aller magasiner votre kit de Noël en ligne?

Attendez… ce n’est pas vraiment compliqué. En fait, il faut se rappeler que si l’on parle de quelque chose ou de quelqu’un en début de phrase (avant une virgule), on devra parler de la même chose dans la seconde partie de la phrase (après la virgule) SI ON NE NOMME PAS CETTE PREMIÈRE CHOSE À NOUVEAU. * Il faut noter que l’explication est la même si l’on inverse 1e partie et 2e partie de la phrase…

Par exemple, prenons cette phrase :

« Après avoir fini sa longue journée de travail, la nuit tomba. »

Selon toute logique et selon la langue française, ce serait ici la NUIT qui aurait fini sa journée de travail. Or, cette hypothèse, puisqu’elle est fort peu envisageable, indique qu’il y a une erreur. Nous devrions lire :

« Après que cet individu ait fini sa longue journée de travail, la nuit tomba. »

SHLANG! Comme on sait maintenant QUI a fini sa journée de travail, les deux propositions sont complètes et l’ambiguïté est levée. C’est-à-dire, également, que lorsque l’une des deux propositions (partie de phrase après ou avant la ponctuation) ne comporte pas de sujet, on en déduit, parfois à tort, que le sujet est le même partout.

2. Le pléonasme syntaxique

D’abord, le pléonasme est une répétition inutile. Le plus populaire exemple est certainement « monter en haut », mais ils sont nombreux : à un certain moment donné, faux prétexte, prévoir à l’avance, etc.

Le pléonasme syntaxique, lui, survient dans la construction même de la phrase.

Par exemple :

« La fille de Roger, entre autres jeunes demoiselles, elle ne lâchait pas des yeux le nouveau venu dans la classe. »

Le « elle » est absolument superflu puisqu’on a déjà établi que c’était « la fille de Roger » qui était le sujet.

OU encore :

« Une justification dont beaucoup, à commencer par le directeur, estiment que l’on aurait pu s’en passer. »

On devrait lire « se passer » puisque, encore ici, on sait que c’est de la justification dont on parle.

3. Le zeugme

Ç’aurait pu être le nom d’un bel animal exotique, mais non.

Le zeugme peut être de natures différentes. Je vais m’attarder au zeugme qui survient lorsque l’on coordonne deux verbes qui n’ont pas la même construction.

Par exemple :

« Gaston veut voir et parler à Marie. »

Essayons de faire deux phrases avec celle-ci…

  • Gaston veut voir (à) Marie
  • Gaston veut parler à Marie

Puisque la phrase se termine par un complément indirect (ou peu importe son nom dans la réforme ou blablaaaaa), les deux verbes devraient se conformer à cette structure.

La version correcte serait :

« Gaston veut parler à Marie et la voir. »

Tout simplement!

J’espère, sur ce, vous avoir donné des exemples qui puissent demeurer dans votre esprit lorsque vous écrirez, que ces règles deviennent limpides et faciles à appliquer!

Mandat de rédaction

 

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Lorsque l’on m’a demandé pour la première fois de rédiger un article pour le blogue d’une entreprise, j’en étais alors à mes débuts et je ne savais pas encore à quel point mes diverses formations, soit en traduction, en commercialisation de la mode, en communication et en marketing me seraient utiles. À ce moment-là, je croyais que seul mon don d’écriture mènerait la tâche à bien. Eh bien non, j’ai appris très vite que je devais établir un ton rédactionnel et atteindre la clientèle visée.

Écrire, point.

J’ai commencé par ÉCRIRE. Oui… écrire! Quelle erreur… Je me suis vite mise à tourner en rond puisque, bien que je connaissais très bien l’entreprise et ses dirigeants, leurs diverses implications et champs d’activité, je n’avais pas établi LE TON et, de ce fait, de quelle manière l’entreprise désirait dorénavant se positionner au niveau communicationnel face à ses clients et clients potentiels.

La portée

Retroussant mes manches, j’ai pris la tâche plus au sérieux. Cela dit, j’étais évidemment déjà hyper sérieuse et rigoureuse, c’était là un de mes premiers contrats, MAIS… je n’avais pas bien évalué l’ampleur de la portée et de l’importance de mes écrits pour cette entreprise.

La ligne éditoriale, donc devait être bien ciblée, bien garnie de termes propres au secteur de l’entreprise, elle devait contenir de l’information assez vulgarisée pour l’auditoire sans pour autant que les lecteurs aient l’impression de lire le compte-rendu de la journée à la garderie de leur enfant (!). Cette ligne directrice, en plus de tout ça, devait être empreinte de ce que souhaitait dégager l’entreprise. Souhaitait-elle être informelle dans ses écrits afin de se rapprocher de son public? L’entreprise voulait-elle dégager du professionnalisme en parlant de ses nombreux succès ou de ses nombreuses réalisations? … Tant de questions auxquelles je devais penser afin d’orienter mon texte.

Comprendre

Avec le temps et une gymnastique rigoureuse tant d’écriture que de lecture, j’ai compris que je devais être non seulement extrêmement à l’écoute, mais que « prendre la voix » de quelqu’un ou d’une entreprise demandait énormément de concentration, d’analyse et de compréhension.

Les individus et les PME, autant que les grosses boites qui confient leurs mandats de rédaction Web, la rédaction de leurs articles de blogue ou de tout autre écrit lié à leur entreprise ou leur profession font confiance… Et cette confiance doit être honorée par une grande exactitude empreinte d’une toute aussi grande humanité. Quel qu’ait été mon parcours, je dois, au quotidien, m’impliquer corps et âme et avec tout mon bagage de vie à livrer des écrits de grande qualité.

Livrer

Petit aparté (à distinguer de apartheid) : soyez humble. Beaucoup de gens savent écrire, moins de gens savent très bien écrire et encore moins savent écouter. Travailler dans le respect de l’opinion du client, de sa vision et de sa façon de concevoir son entreprise ou son travail est primordial. User de tact, de diplomatie, mènera vos écrits vers un niveau d’autant plus supérieur puisqu’ils auront été réalisés en toute collaboration avec son auteur et son idéateur.

Sur ce, bonne écriture 😉