À qui de droit, c’est fini

À qui de droit, c’est fini

Eh non, notre « à qui de droit « tant chéri ne se dit plus, plus du tout. Le saviez-vous? En réalité, la locution est toujours correcte, mais on doit l’utiliser à bon escient. On dira, par exemple, « Je vous saurai gré de transmettre ma demande à qui de droit » lorsque l’on voudra signifier le destinataire… mais jamais en début de phrase pour s’adresser à un individu dont on ne connait pas le nom! Alors qu’en est-il de ces formulations dépassées (depuis toujours ou tout récemment), de ces trucs que l’on dit sans même savoir que l’on est dans l’erreur. Les voici, les 7 choses qui ne se disent pas ou plus!

à qui de droit, c'est fini

 

À qui de droit

Il s’agit en fait d’un calque de l’anglais. On dira « to whom it may concern », en anglais, mais pas sa traduction directe!

Varia

Le terme « varia » est une impropriété. On l’utilise à tort dans les procès verbaux et ordres du jour. Ce terme désigne plutôt un recueil d’œuvres variées ou, en journalisme, un article ou un reportage se rapportant à des sujets variés. Les meilleures expressions pour signifier l’idée transmise par le fameux « Varia » seront donc : « Questions diverses », « Affaires diverses », « Sujets divers », ou « Divers ».

À date

Il existe plusieurs utilisations de « à date » qu’il faut absolument éviter. On ne peut dire, par exemple, « nous n’avons eu aucune plainte jusqu’à date ». Il faudra plutôt lire « nous n’avons eu aucune plainte jusqu’à maintenant ». Même chose pour « à date, tout s’est bien passé ». C’est n-o-n! On devra lire « Jusqu’ici, tout s’est bien passé ».

Mademoiselle

L’utilisation de « Mademoiselle » est réservée, dans le cadre de correspondances écrites, uniquement aux très jeunes filles ou à celles (en existe-t-il encore?) qui souhaitent ardemment se faire appeler ainsi. On préfère « Madame », en tout temps autrement.

Impacter

Bon, bon, bon. Il faut savoir qu’impacter se dit, mais qu’il n’est pas accepté par les Grands de la langue française dont L’Académie française ou le Trésor de la langue française. Il s’agit en fait d’un néologisme ou « nouveau mot », admis mais… pas admis. À utiliser avec grande grande parcimonie, comme tous les autres néologismes d’ailleurs.

Moins pire

Ici, on tombe dans mes règles de prédilection. Tout le monde les entrave, mais elles constituent tout de même des erreurs. « Moins pire » est dans la même catégorie que « plus mieux ». On devrait lire « moins mauvais », comme dans « mes notes sont moins mauvaises ».

Se souvenir et se rappeler

Connaissez-vous la différence entre un verbe transitif et un verbe intransitif? Il y a le premier auquel on ajoute un complément de verbe (manger une pomme) et le deuxième auquel on n’ajoute pas de complément de verbe (ils grandissent). Et puis, parmi les verbes transitifs, il y a les directs et les indirects, qui nécessitent respectivement des compléments directs et indirects. Le verbe se rappeler est transitif DIRECT ; il demande donc d’être complété d’un complément direct et le verbe se souvenir transitif indirect. On dira donc « je me rappelle CETTE ÉPOQUE » et « je me souviens DE CETTE ÉPOQUE ».

Au passage, le verbe pallier est transitif direct… c’est-à-dire qu’on doit dire « pallier ce problème » et non « pallier à ce problème ».

OK, OK, j’avoue que la dernière était un peu lourde, mais constructive, non?

Bonne rédac!

3 façons simples de générer des idées

3 façons simples de générer des idées

Je m’intéresse particulièrement à ce qui touche l’inspiration, les idées, les liens que l’esprit crée sans cesse entre les apprentissages au quotidien et le vécu passé. Il y a quelque chose de très émotif dans le fait d’être inspiré ; on l’est souvent lorsque notre état d’esprit est modulé ou chamboulé, que l’on ressent certains troubles ou bonheurs soudains. Comme toute chose, cependant, on peut chercher un petit coup de pouce, parfois, lorsque tout est à plat et que l’inspiration ne vient tout simplement pas. J’ai donc fait le tour des outils, des trucs en ligne et sites qui puissent nous (nous, qui écrivons) être d’un grand secours. Je les ai réunies, voici 3 façons simples de générer des idées.

 

1.  Taper simplement « idées de blogue » dans votre moteur de recherche

Vous obtiendrez alors une liste extrêmement longue de sites (pas extrêmement professionnels, mais pertinents), détaillant des milliers de sujets en lien avec autant de domaines, secteurs ou champs d’intérêt que vous pouvez imaginer.

Ainsi, si vous écrivez au sujet du marketing ou du référencement, vous pourriez tomber sur des suggestions comme :

  • Les techniques déconseillées en SEO pour en faire un compte rendu
  • Publication de contenus identiques sur Facebook et Twitter et analyses des retombées

 

2. Vous inscrire à t-o-u-t-e-s les infolettres ou newsletters

D’abord, il faut s’assurer d’ouvrir un compte uniquement destiné à recevoir des infolettres. Autrement, votre adresse courriel personnelle ne vous sera plus d’aucune utilité tant vous serez exaspéré par les notifications multiples reçues.

Fouillez pour dénicher celles qui renfermeront un maximum d’informations utiles et actuelles et consultez les blogues traitant des mêmes sujets que vous. Bilinguisme oblige, les articles rédigés dans un autre langue pourront amener un angle différent et feront en sorte que l’information se fixe différemment dans votre mémoire. Le but étant de créer du contenu original, éloignez-vous à tout prix du plagiat!

 

3. La collaboration : utilisez vos divers réseaux sociaux

Servez-vous de votre réseau. Les forums sont une mine d’or d’inspiration tout autant que les diverses interactions sur vos groupes Facebook ou LinkedIn. Demandez l’avis de vos amis, de vos connaissances ou de vos collègues. Les gens seront sans doute plutôt flattés si vous choisissez d’écrire sur les sujets qu’ils vous auront proposés.

 

Les idées sont là et n’attendent que d’être cueillies … récoltées!

Portfolio fantôme

Portfolio fantôme

Comme rédacteur ou rédactrice, on vous demandera parfois de présenter votre portfolio ou encore de fournir des exemples de projets auxquels vous avez collaboré, de sites que vous avez rédigés ou d’articles que vous avez écrits. Par contre, comment peut-on prouver son talent lorsque l’on est le « ghost writer », ou écrivain anonyme, de la majorité de nos clients?

D’abord, faites en sorte d’obtenir des lettres de recommandation. Elles n’équivaudront peut-être pas à un texte en bonne et due forme, mais elles témoigneront tout de même de l’appui ou de l’admiration qu’ont vos clients pour votre travail.

Puis, tentez d’obtenir l’approbation de certains clients afin d’être en mesure de diffuser les textes que vous avez rédigés pour eux. En dernier recours, vous pouvez peut-être vous entendre quant à la modification de certains noms ou titres afin de protéger leur identité.

Dressez des listes! Tenez à jour une liste des domaines pour lesquels on a eu recours à votre expertise. Lorsque viendra le temps d’informer vos clients potentiels de l’éventail de vos compétences, vous pourrez vous y référer rapidement! Des listes de types de textes, de styles rédactionnels, des listes de vos articles les plus partagés, des listes, des listes, des listes!

Alimentez un blogue, le vôtre! Vous pourrez alors laisser libre cours à votre imagination, jouer avec toute l’étendue de votre vocabulaire et démontrer votre savoir-faire.

Maîtres du contenu? Tentez également d’offrir un contenu de qualité sur votre propre site (le mien s’en vient, n’avez crainte, je ne jouerai pas très longtemps encore au cordonnier mal chaussé!). Vous pourrez diriger vos prospects vers ce dernier afin qu’ils puissent évaluer vos qualités rédactionnelles.

Enfin, en rédaction, quoi que les diplômes obtenus puissent servir à bien vous vendre, il demeure que ce sont vos écrits qui convaincront le plus vos futurs clients. Conservez précieusement ce que vous rédigez et assurez-vous de ne contrevenir à aucune entente de confidentialité!

Page blanche

Page blanche

 

Une page blanche c’est le début, une page blanche c’est la fin. Le début de mille idées, la fin de la paresse. Un syndrome bien connu, aussi. Une page blanche n’est jamais vraiment blanche. Certains jours où l’inspiration vient à arriver, elle semblera grise, très grise. Certains jours où l’inspiration est à son apogée, elle se transformera en un tableau coloré, prêt à être interprété.

Je ne sais pas d’où l’inspiration vient. J’ai cherché, un peu… Je ne m’y suis pas attardée très longtemps parce que comme dans le cas d’un tour de magie, on ne veut pas vraiment savoir quel est le truc.

Je me suis dit qu’elle venait peut-être d’une humeur, d’une joie ou d’un enthousiasme qui se transformait en idées. Ou encore d’une mélancolie qui me brassait un peu en dedans et qui faisait surgir les sujets, les propos, les thèmes et les mots. Non, pas vraiment.

Je me suis dit qu’elle venait de ce que j’avais vu, entendu, compris. Des textes lus, des faits vécus. Peut-être faisaient-ils en sorte d’éveiller ma conscience et mes sens. Non plus.

Je suis restée sur ma faim et c’est correct comme ça.

L’inspiration vient comme un beau vent frais qui balaie la chaleur stagnante à la plage. On la prend et on est bien content.

L’inspiration vient comme la surprise d’un sourire venant d’un inconnu. On la prend et on est bien content.

L’inspiration vient comme un deux piastres trouvé entre les coussins du divan. On la prend et on est bien content.

On la prend… et on est très content.

La collaboration comme mode de production et comme générateur d’émotions

La collaboration comme mode de production et comme générateur d’émotions

 

On a tous déjà entendu un gagnant ou un participant d’une télé-réalité clamer haut et fort à quel point on ne pouvait comprendre, nous le public, les liens qui l’unissaient aux autres participants.

On les a entendus dire que des sentiments forts et très spéciaux les liaient et qu’ils se considéraient maintenant comme des BFF, amis pour la vie, âmes sœurs ou je-ne-sais-quoi.

Alors même qu’on ne comprenait pas du tout pourquoi tous et chacun « pleuraient leur vie » quand un candidat était exclu, on se rappelle s’être dit : bon, peut-être qu’il y a quelque chose que je ne comprends pas là-dedans, peut-être qu’ils ont vécu quelque chose d’authentique après tout. Mais ça, on se le disait toujours en étant un peu sceptique tout de même.

J’ai vécu quelque chose de similaire les derniers mois, ce qui m’a amené à établir un certain parallèle entre ma situation et celle de « cutie » d’OD et à vouloir parler de la collaboration comme mode de production et comme générateur d’émotions.

La collaboration

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C’est plutôt vaste, plutôt vague. La collaboration, c’est aussi l’entraide, viser le même objectif, l’amalgame des forces de chacun, être la pièce manquante du casse-tête de l’autre, l’apothéose des genres mêlés.  C’est un peu ça que vivent nos chers du 7 jours. Ils vivent une expérience unique dans laquelle ils visent un but commun en vase clos. Vase clos exclu, la collaboration professionnelle amène ce genre de symbiose le temps d’un projet commun. On s’attache à l’expertise de nos collaborateurs, on vit le même stress, on en fait un but ultime à atteindre en groupe, à deux ou à plusieurs. La collaboration fait ressortir l’esprit d’équipe, la communication aussi… et tisse des liens insoupçonnés.

L’équipe

Travailler en équipe à l’élaboration, la conception et à la réalisation d’un objectif qu’on partage amène son lot de « choses ». Par choses, j’entends que ce n’est pas toujours rose. On a à se faire à l’idée que nos opinions ne seront pas les seules à être entendues ou retenues et que l’on devra faire des concessions. À travers le processus de travail en collaboration, naît souvent une étroite communication. On apprend à connaître les gens en profondeur, autant professionnellement que personnellement. On apprend à cerner leur audace et de quoi ils sont réellement faits. On partage des échéanciers serrés et des attentes démesurées. On fait face aux échecs tout comme aux réussites, ensemble! Ça, ça tisse des liens.

Les émotions

On est humains. Pour la plupart… Non, sans divaguer, nous sommes tous dans le même bateau, dans une chaloupe qui vogue sur une mer de sentiments qui fait en sorte que même si notre expertise, dans un cadre collaboratif, est mise en avant-plan, on se sent comme si, comme ça. C’est d’ailleurs de là que foisonne les meilleures idées. En plus de chérir un but commun, on a des « feelings », des intuitions que l’on partage et qui, encore une fois, tissent des liens. Si je reviens à mon parallèle entre les télé-réalités et la collaboration, j’ai remarqué qu’on tisse, encore et toujours, des liens très forts.

Être prêt à collaborer

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Si votre vie professionnelle vous amène à collaborer parce que votre vie personnelle ne vous a pas amené à participer à Vol 920 ou simplement parce que vous considérez que vous êtes bons dans ce que vous faites et que d’autres sont bons dans ce qu’ils font, soyez prêts à collaborer. La collaboration est bonne et, en plus de faire naître fort probablement de nouvelles amitiés qui seront certes basées sur des éléments très forts et constructifs tels que l’entraide et la communication, elle est gratifiante. Gratifiante parce qu’en plus de travailler, vous ferez travailler. À l’ère de l’individualisme et de la peur de se faire complètement engloutir par les gros de ce monde, créez des équipes de travail, des groupes forts. Créez des opportunités et vous n’en serez que gagnant.

Longue vie à la collaboration…et moins aux télé-réalités…. Quoi que…

La rédaction professionnelle en 5 étapes

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La rédaction professionnelle n’implique pas qu’écrire; elle implique plusieurs étapes importantes qui feront de vous, en quelque sorte, des gestionnaires de projets de rédaction.

1. Comprendre le client

Les clients, autant qu’ils sont, ont des champs d’expertise, des façons de concevoir les affaires, des orientations diverses. Il n’en tient qu’à vous d’être attentif. Beaucoup d’écoute, de discernement et de compréhension seront requis. La première étape étant la rencontre avec le client, vous aurez à être de fins journalistes afin de dresser, d’abord, une liste de choses à demander… puis de fins psychologues afin de comprendre ce qu’il en est réellement.

2. Poser les bonnes questions

Tel que vu au dernier point, vous aurez à poser les « bonnes » questions. Mais quelles sont ces fameuses questions. Plusieurs de vos clients vous amèneront l’information sur un plateau d’argent. Plusieurs autres seront plus ou moins mal orientés et ce sera à vous de déterminer leurs besoins. Parmi les questions à prendre en considération:

  • Pourquoi VOUS choisir en tant qu’entreprise?
  • Quels sont les services sur lesquels vous voulez mettre l’emphase?
  • Quels sont les 3 ou 4 termes qui vous définissent en tant qu’entreprise ou en tant que professionnel?
  • Quels clients souhaitez-vous attirer, quels sont leurs habitudes de consommation et qu’aiment-ils?
  • Quelles approches de vente ou de persuasion vous ont déjà convaincu d’acheter ou d’opter pour un service (puisque vos clients, ceux-là même qui désirent vendre, sont également des acheteurs!)

 

3. La recherche

Comme je le mentionnais préalablement, la rédaction n’implique pas que la rédaction en elle-même; elle implique TRÈS souvent de la recherche. Vous aurez donc, selon les cas, à faire des recherches qui toucheront:

  • les compétiteurs et leurs pratiques
  • les tendances actuelles
  • le domaine d’expertise du client
  • le contexte socio-économique
  • l’historique de l’entreprise visée
  • toute autre information pertinente à votre rédaction future

 

4. Écrire

Cette partie sera plus ou moins facile selon votre rapidité d’écriture, votre concentration, les informations fournies ou trouvées et votre humeur (oui oui… le « timing » est ultra important en rédaction… il faut savoir que quiconque n’est pas toujours dans sa forme optimale pour écrire… sachez laisser venir le momentum et votre moment d’apothéose rédactionnel!)

5. Soyez attentif à la rétroaction

Selon l’aptitude à la communication « avec tact » ou non de votre client, sachez recevoir la rétroaction sous un bon angle, un angle positif, dans une optique d’apprentissage et, surtout, percevez-la comme étant formatrice en tout temps! La rétroaction sera votre deuxième vrai lien avec votre client. Encouragez le fait que votre client vous dicte les bons et moins bons points de votre rédaction. Nul besoin de payer des formations coûteuses en marketing, vos clients sont là pour ça! Ils vous donneront l’heure juste quant au travail accompli… alors, écoutez-les! Vous ferez peut-être 15 versions, mais la dernière sera exactement celle à laquelle ils rêvaient et vous deviendrez leur héros! Le sentiment de réussite et d’accomplissement sera à son apogée et vous trouverez là toute la motivation nécessaire pour (recommencer toutes ces étapes et…) trouver d’autres clients dont vous pourrez combler les besoins!

La rédaction en elle-même ne constitue que 10% du travail en soi… Soyez prêt à tout le reste!

 

Comment et pourquoi noter ses idées

Comment et pourquoi noter ses idées

 

D’abord, lorsque l’on exerce un boulot plus ou moins créatif, dans le cadre duquel nos idées valent leur pesant d’or, il faut être apte à attraper les vagues d’inspiration lorsqu’elles surviennent. C’est la raison pour laquelle il faut savoir comment noter ses idées.

1. Le momentum & le calepin

Lorsque l’on a perdu quelque chose, un mot ou un objet par exemple, on ne le retrouvera souvent qu’au moment où on ne le cherche plus. Les idées fonctionnent un peu de la même manière puisqu’elles arrivent, en grand nombre, plus souvent qu’autrement lors de moments inopportuns. La nuit est un genre d’exemple de moment inopportun. Il faut donc penser à télécharger une application sympa de bloc-note à même son téléphone ou encore y aller pour le vrai de vrai bloc-note, qu’on gardera près de soi, et ce, pas mal en tout temps!

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Color Note est un bon exemple de bloc-note virtuel, simple à utiliser et coloré!

2. Noter TOUT

On croit souvent à tort que lorsque l’on relira nos notes, tout semblera limpide. Erreur. Ce n’est pas parce que tout semblait clair au moment d’y penser que l’on sera apte à se remémorer tout dans les moindres détails. Parfois même un dessin, une remarque sur l’ambiance, un « feeling » du moment, servira à capter à nouveau l’essence de notre idée.

3. Les cartes conceptuelles ou « mindmapping »

Si vous avez un trop-plein d’idées, mais que vous n’êtes pas celui ou celle qui conceptualisera ou rédigera éventuellement le projet, le texte, la publication etc., je suggère fortement les logiciels de cartes conceptuelles. Ces derniers permettent d’entrer vos idées sous forme de bulles, liées les unes aux autres selon les liens que vous-mêmes établissez entre elles. Par la suite, il sera aisé pour une tierce personne de se situer dans vos idées, comme si elle ou il était directement dans votre tête.

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Il en existe une tonne, mais Xmind est gratuit et hyper facile à utiliser!

En définitive, quel que soit votre processus créateur, les idées qui fourmillent dans votre esprit, prenez le temps de les noter. Qui sait où elles pourront un jour vous mener…

Question de ponctuation

Lorsqu’il est question de ponctuation…Certains l’oublient, comme d’autres oublient leur clignotant à une intersection. Dans un cas comme dans l’autre, ça sème le DOUTE.

Pourquoi donc ponctuer un texte?

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D’abord, la ponctuation a deux fonctions

1. Une fonction grammaticale

Prenons ces deux phrases…

  • Les bénévoles qui étaient fatigués s’en allèrent se reposer.
  • Les bénévoles, qui étaient fatigués, s’en allèrent se reposer.

La première phrase sous-entend que seuls les bénévoles fatigués s’en allèrent se reposer; alors que dans la seconde, tous les bénévoles, parce qu’ils était fatigués, s’en allèrent se reposer.

Ici, seule la ponctuation joue un rôle dans l’interprétation du sens de la phrase.

2. Une fonction stylistique

Ici encore, prenons ces 3 énoncés…

  • Eh bien, qu’en pensez-vous? (ton neutre)
  • Eh bien? (ton légèrement impatient.. dans le sens de « tu viens? »)
  • Eh bien… (ton étonné ou perplexe) * à main levée, qui ici a pensé à un évènement en particulier de sa vie où il s’est dit « eh ben… »?

Ici aussi, seule la ponctuation peut signifier l’intonation voulue.

Maintenant qu’on a compris pourquoi il s’avère (comme, très…) important de ponctuer nos phrases, de manière assez simplette certes, mais certainement équivoque… j’ai dressé une liste de trucs dont vous devez vous rappeler lorsque vous rédigez.

  • Nos amis ‘ ‘ et ‘ ‘ sont ANGLO; on ne peut en aucun temps les retrouver dans un texte en français. On doit obligatoirement utiliser « et ».
  • Il y a TOUJOURS une (pas « un », non non non…) espace devant les deux-points (:), le signe de dollar ($) et le signe de pourcentage (%)
  • L’esperluette ou « perluète » n’est pas non plus un superbe animal exotique… il s’utilise en tant que et commercial dans une raison sociale comme, par exemple, dans le nom de la fancy boutique Allard & Côté Inc.
  • Puisqu’on en parle, « Inc. » …, tout est dit.
  • Vous avez le droit de soulever votre doute (pas celui lié à un conducteur qui n’utilise pas son clignotant) en entourant votre point d’interrogation de parenthèses en fin de phrase, comme dans : Eh ben…(?).
  • Les guillemets sont pluridisciplinaires. Puisqu’il existe toujours des gens qui écrivent sur du papier et pour qui la fonction italique n’est pas vraiment à portée de main… l’utilisation des guillemets pour des mots employés ironiquement, des mots du langage populaire ou encore pour une mise en relief est tout à fait OK.
  • Dans le casse-tête éternel « point-virgule ou pas-point-virgule », je vous dis LÂCHEZ-VOUS LOUSSE! Non, sans blague, si vous pouvez remplacer un point-virgule pas un point tout court et que la phrase fonctionne encore, BINGO, c’est dans la poche. Le deux-points, lui, s’accapare le reste des options disponibles.
  • Dans les nombres en français, on sépare les décimales des nombres complets par des virrrrrgules. Pour ce qui est de l’anglais, c’est le point. Par ailleurs, dans les très longs nombres, les anglophones utiliseront des virgules pour séparer les milliers des centaines, par exemple, tandis qu’en français on n’utilisera que les espaces.

Le temps file, vos yeux chauffent, c’est l’heure de clore ce petit article sur la ponctuation.

Dans le doute (est-ce que c’est un article sur le doute que je viens d’écrire coudonc?), consultez votre dictionnaire… et pour les plus IN, il y a toujours la Banque de dépannage linguistique qui est carrément une mine d’or (en BARRE, et non en bord...) pour toutes ces petites questions subtiles de la langue!

 

 

 

 

 

 

3 Règles d’écriture et leurs exemples concrets

Mon œil de lynx de correctrice trébuche sans cesse sur le même type d’erreurs. Soyez-en rassurés, si elles reviennent fréquemment, c’est certainement qu’elles ne sont pas SI faciles à éviter. Pour les expliquer, je cherche régulièrement des exemples concrets afin de les insérer à mes commentaires ajoutés aux marges des textes corrigés… Parce que, on doit se le tenir pour dit, ces règles (contrairement à certaines autres qui font partie de la vie) sont là pour être suivies, elles ajoutent même de la fluidité et de la beauté à l’écriture…Alors donc, pour vous, j’ai regroupé quelques erreurs fréquentes afin de vous offrir ce petit (mini même) condensé nommé 3 Règles d’écriture et leurs exemples concrets.

ah ces règles!

1. L’absence de sujet dans une proposition participiale

Juste à la lecture du titre il vous est venu une envie de fermer la page et d’aller magasiner votre kit de Noël en ligne?

Attendez… ce n’est pas vraiment compliqué. En fait, il faut se rappeler que si l’on parle de quelque chose ou de quelqu’un en début de phrase (avant une virgule), on devra parler de la même chose dans la seconde partie de la phrase (après la virgule) SI ON NE NOMME PAS CETTE PREMIÈRE CHOSE À NOUVEAU. * Il faut noter que l’explication est la même si l’on inverse 1e partie et 2e partie de la phrase…

Par exemple, prenons cette phrase :

« Après avoir fini sa longue journée de travail, la nuit tomba. »

Selon toute logique et selon la langue française, ce serait ici la NUIT qui aurait fini sa journée de travail. Or, cette hypothèse, puisqu’elle est fort peu envisageable, indique qu’il y a une erreur. Nous devrions lire :

« Après que cet individu ait fini sa longue journée de travail, la nuit tomba. »

SHLANG! Comme on sait maintenant QUI a fini sa journée de travail, les deux propositions sont complètes et l’ambiguïté est levée. C’est-à-dire, également, que lorsque l’une des deux propositions (partie de phrase après ou avant la ponctuation) ne comporte pas de sujet, on en déduit, parfois à tort, que le sujet est le même partout.

2. Le pléonasme syntaxique

D’abord, le pléonasme est une répétition inutile. Le plus populaire exemple est certainement « monter en haut », mais ils sont nombreux : à un certain moment donné, faux prétexte, prévoir à l’avance, etc.

Le pléonasme syntaxique, lui, survient dans la construction même de la phrase.

Par exemple :

« La fille de Roger, entre autres jeunes demoiselles, elle ne lâchait pas des yeux le nouveau venu dans la classe. »

Le « elle » est absolument superflu puisqu’on a déjà établi que c’était « la fille de Roger » qui était le sujet.

OU encore :

« Une justification dont beaucoup, à commencer par le directeur, estiment que l’on aurait pu s’en passer. »

On devrait lire « se passer » puisque, encore ici, on sait que c’est de la justification dont on parle.

3. Le zeugme

Ç’aurait pu être le nom d’un bel animal exotique, mais non.

Le zeugme peut être de natures différentes. Je vais m’attarder au zeugme qui survient lorsque l’on coordonne deux verbes qui n’ont pas la même construction.

Par exemple :

« Gaston veut voir et parler à Marie. »

Essayons de faire deux phrases avec celle-ci…

  • Gaston veut voir (à) Marie
  • Gaston veut parler à Marie

Puisque la phrase se termine par un complément indirect (ou peu importe son nom dans la réforme ou blablaaaaa), les deux verbes devraient se conformer à cette structure.

La version correcte serait :

« Gaston veut parler à Marie et la voir. »

Tout simplement!

J’espère, sur ce, vous avoir donné des exemples qui puissent demeurer dans votre esprit lorsque vous écrirez, que ces règles deviennent limpides et faciles à appliquer!

Mandat de rédaction

 

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Lorsque l’on m’a demandé pour la première fois de rédiger un article pour le blogue d’une entreprise, j’en étais alors à mes débuts et je ne savais pas encore à quel point mes diverses formations, soit en traduction, en commercialisation de la mode, en communication et en marketing me seraient utiles. À ce moment-là, je croyais que seul mon don d’écriture mènerait la tâche à bien. Eh bien non, j’ai appris très vite que je devais établir un ton rédactionnel et atteindre la clientèle visée.

Écrire, point.

J’ai commencé par ÉCRIRE. Oui… écrire! Quelle erreur… Je me suis vite mise à tourner en rond puisque, bien que je connaissais très bien l’entreprise et ses dirigeants, leurs diverses implications et champs d’activité, je n’avais pas établi LE TON et, de ce fait, de quelle manière l’entreprise désirait dorénavant se positionner au niveau communicationnel face à ses clients et clients potentiels.

La portée

Retroussant mes manches, j’ai pris la tâche plus au sérieux. Cela dit, j’étais évidemment déjà hyper sérieuse et rigoureuse, c’était là un de mes premiers contrats, MAIS… je n’avais pas bien évalué l’ampleur de la portée et de l’importance de mes écrits pour cette entreprise.

La ligne éditoriale, donc devait être bien ciblée, bien garnie de termes propres au secteur de l’entreprise, elle devait contenir de l’information assez vulgarisée pour l’auditoire sans pour autant que les lecteurs aient l’impression de lire le compte-rendu de la journée à la garderie de leur enfant (!). Cette ligne directrice, en plus de tout ça, devait être empreinte de ce que souhaitait dégager l’entreprise. Souhaitait-elle être informelle dans ses écrits afin de se rapprocher de son public? L’entreprise voulait-elle dégager du professionnalisme en parlant de ses nombreux succès ou de ses nombreuses réalisations? … Tant de questions auxquelles je devais penser afin d’orienter mon texte.

Comprendre

Avec le temps et une gymnastique rigoureuse tant d’écriture que de lecture, j’ai compris que je devais être non seulement extrêmement à l’écoute, mais que « prendre la voix » de quelqu’un ou d’une entreprise demandait énormément de concentration, d’analyse et de compréhension.

Les individus et les PME, autant que les grosses boites qui confient leurs mandats de rédaction Web, la rédaction de leurs articles de blogue ou de tout autre écrit lié à leur entreprise ou leur profession font confiance… Et cette confiance doit être honorée par une grande exactitude empreinte d’une toute aussi grande humanité. Quel qu’ait été mon parcours, je dois, au quotidien, m’impliquer corps et âme et avec tout mon bagage de vie à livrer des écrits de grande qualité.

Livrer

Petit aparté (à distinguer de apartheid) : soyez humble. Beaucoup de gens savent écrire, moins de gens savent très bien écrire et encore moins savent écouter. Travailler dans le respect de l’opinion du client, de sa vision et de sa façon de concevoir son entreprise ou son travail est primordial. User de tact, de diplomatie, mènera vos écrits vers un niveau d’autant plus supérieur puisqu’ils auront été réalisés en toute collaboration avec son auteur et son idéateur.

Sur ce, bonne écriture 😉